nous relayons une pétition pour réclamer un référemdum pour sortir du nucléaire initiée par l’association « Agir pour l’environnement »
http://www.referendum-nucleaire.fr
« Le Japon, après l’Ukraine et les Etats-Unis, subit au plus profond de sa chair la folie nucléaire. Pour ne pas avoir cru, su ou voulu penser l’impensable, notre humanité est une fois encore confrontée à une catastrophe nucléaire.
Malgré ce constat sans appel, les responsables politiques français affirment doctement que l’option nucléaire ne peut être soumise à débat public ni validation démocratique au travers d’un référendum.
Alors que la plupart des pays européens réinterrogent dans l’urgence la pertinence de leur stratégie nucléaire, la France reste droit dans ses bottes. Tout juste le chef de l’Etat consent-il à envisager, à long terme, un débat entre experts, au niveau européen…
Le peuple est une nouvelle fois écarté des grandes décisions qui le concernent. Nous n’acceptons plus la main mise de l’oligarchie éco-prédatrice. Nous n’acceptons plus une technologie nucléaire dangereuse et anti-démocratique.
Nous réclamons un référendum pour sortir du nucléaire – SIGNEZ LA PETITION :
http://www.referendum-nucleaire.fr
Voila d’autres raisons :
Dommage pour les Touaregs et leur santé en « intermitence » :
http://www.amazighworld.org/human_rights/index_show.php?id=1308
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2024 :
Le cours de l’uranium flambe face aux difficultés des plus grands producteurs
A 50 dollars il y a encore douze mois, le cours d’une livre (environ 450 grammes) d’uranium se négocie actuellement plus du double, soit un niveau qui n’avait plus été observé depuis 2008 pour ce métal lourd, selon les données fournies par UxC. Cette flambée est en outre bien partie pour durer et s’intensifier, avertissent les experts. En cause : la récente annonce, par le plus gros producteur mondial, la société kazakhe Kazatomprom, de difficultés de production au cours des deux prochaines années.
Cette dernière a en effet signalé qu’elle risquait de ne pas atteindre ses objectifs de production en raison de « difficultés liées à la disponibilité de l’acide sulfurique ». Utilisé pour lixivier, soit faire passer lentement un liquide à travers une poudre pour en extraire les produits solubles, cet acide constitue un élément essentiel du processus d’extraction permettant de récupérer l’uranium du minerai brut. Le Kazakhstan produit à lui seul 43 % de l’offre mondiale d’uranium.
Kazatomprom est de loin le premier producteur de la planète, avec plus d’un cinquième de la production mondiale. Et son annonce intervient quelques mois après celles d’autres acteurs, comme le français Orano. L’industriel a mis à l’arrêt son usine en septembre, trois mois avant l’arrêt pour maintenance prévu, en raison d’un épuisement des produits chimiques nécessaires à la production. « Nous sortons d’une décennie d’offre insuffisante […] et ce déficit va se poursuivre car nous sommes au milieu du plus grand programme de construction de réacteurs depuis des décennies », analyse, fataliste, le gestionnaire de portefeuille chez Tribeca Guy Keller, interrogé par CNBC.
Essentiel à la production d’énergie nucléaire, ce métal lourd voit en effet sa demande exploser. Une soixantaine de réacteurs nucléaires sont en construction dans 17 pays et 110 autres sont en cours de planification. La plupart des projets en cours se situent en Asie, en particulier en Chine.
La Russie dans l’équation
L’atome jouit de fait d’un « momentum » très favorable. En témoigne l’accord adopté mercredi 13 décembre à Dubaï. Dans sa déclaration finale, la 28e Conférence des parties sur le climat (COP 28) a non seulement insisté sur la nécessité de s’écarter des énergies fossiles (pétrole, gaz, charbon), mais a également appelé à « accélérer » le développement du nucléaire, en tant que source d’électricité bas carbone.
Une inclusion inédite, qui a remis l’énergie nucléaire sur le devant de la scène et porté le cours de l’uranium à de nouveaux sommets. « Les principaux moteurs fondamentaux du marché haussier ont été la fermeture de mines en raison d’années de surproduction et de prix bas », estiment les analystes de Citibank qui misent sur un cours moyen autour de 110 dollars la livre en 2024.
D’autres perturbations d’approvisionnement sont néanmoins susceptibles de faire flamber encore davantage le cours du métal lourd. A commencer par de possibles mesures de rétorsion que Moscou pourrait dévoiler en réponse à la proposition de loi états-unienne visant à interdire les importations d’uranium enrichi. Adopté en décembre par la Chambre des représentants, cette proposition doit encore être approuvée par le Sénat. La Russie est le sixième plus grand producteur d’uranium et le plus grand enrichisseur, un processus qui facilite l’extraction de combustible nucléaire à partir du minerai. A l’indisponibilité de l’acide sulfurique s’ajoute donc des aléas géopolitiques, qui pourraient bien accentuer encore le déficit d’offre dans les années à venir.
Quentin Soubranne
Jean-Marc
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