Ce week-end du 21 et 22 septembre, la Fondation GoodPlanet vous convie à différents ateliers conférences, projections sur le thème de l’agriculture et l’alimentation durable.

Consulter l’agenda du week-end , le programme complet.

 

Publicités
Publié par : catherine92500 | 13 septembre 2019

Fête des jardins 2019 : 14 et 15 septembre

La Fête des Jardins , c’est ce week-end !

40x60_2019.indd

Voici quelques idées de visites et d’événements  dans  Paris ou dans les environs en Ile de France  pour profiter de ce beau week-end ensoleillé !.

Publié par : cecileab | 1 septembre 2019

La Chouette au Forum des associations de Rueil

vignette-copie-copie

Comme tous les ans, nous serons présents le dimanche 8 septembre de 10h à 18h
au Forum des associations de Rueil au parc des sports et de loisirs Michel Ricard dans le quartier Rueil sur seine. Stand numéro 7. Entrées possibles au 15 rue Henri Sainte Claire Deville et rue Guy de Maupassant.

 
« Faire quelque chose de chouette pour la planète »

 
Changer nos habitudes, c’est plus facile quand on s’encourage mutuellement !
Changer nos usages pour la planète, c’est plus aisé quand cela devient une habitude !
Venez découvrir, proposer et expérimenter avec nous, tout au long de l’année, de nouvelles pratiques au cours d’évènements conviviaux. On a besoin de se soutenir les uns les autres pour adopter de nouveaux comportements et gagner en autonomie en vue d’un meilleur futur.

 
Sur place le 8 septembre l’après midi, sur le stand de la Chouette Valérienne :
– Jeu coopératif « la fresque du climat » pour comprendre le changement climatique, les enjeux, causes, les conséquences…
– Atelier « faire soi-même un cosmétique écologique chic et pas cher »
– Pour les enfants : dessins, chamboule-tout des alternatives, jeux de l’oie sur l’agriculture biologique Ludobio…

Publié par : cecileab | 16 août 2019

Maladie du foie gras ,histoire de sucre

sucre

culture de la canne à sucre

Des publications nous alertent sur une maladie encore peu connue il y a vingt ans, la stéatohépatite non alcoolique (Nash), ou « maladie du foie gras ».
Le problème est pris à l’envers par l’industrie pharmaceutique qui voit là un marché colossal (estimé entre 20 et 30 milliards). Elle finance des recherches pour obtenir un diagnostic plus simple qu’une biopsie du foie, et pour trouver un traitement efficace avec des combinaisons de molécules…Alors que la reprise d’un régime alimentaire correct suffirait la plupart du temps à limiter ou à éviter les dégâts débutants sur le foie ! Ça vous hépate ?…
La Nash débute par une accumulation anormale de graisse dans le foie, et frappe de plus en plus de jeunes ! Elle évolue ensuite au stade d’inflammation des cellules hépatiques, qui peuvent se transformer en fibrose et, enfin, en cirrhose ou en cancer du foie.
La Nash est liée aux mauvaises habitudes alimentaires, aux excès de sucres, de sodas, à la malbouffe, à la sédentarité. Près de 20 % des personnes obèses ou diabétiques, et de 5 % à 8 % de la population mondiale sont concernées, avec des perspectives de progression inquiétantes.

L’excès de sucre peut avoir d’autres effets néfastes sur la santé. Des études sont en cours pour démontrer l’influence des fluctuations excessives de la glycémie sur le fonctionnement cérébral. Des troubles du comportement tels que l’hyperactivité, des accès de violence pourraient être liés.

Les méfaits de l’excès de sucre sont connus mais il faudrait aussi chercher à inverser la tendance grâce à différentes mesures :
– l’éducation et l’accompagnement à une nourriture plus saine, sensibiliser les futurs parents, savoir lire les étiquettes, enseigner et transmettre le goût de cuisiner
– tendre vers la suppression du sucre raffiné dans la restauration scolaire
– encadrer la promotion publicitaire du sucre
– réduire, voire arrêter les subventions de toutes les cultures et industries liées aux sucres (ce secteur très puissant perçoit des aides « à l’exportation » !)
-> On pourrait aussi se demander pourquoi les sucreries sont devenues des outils de compensation d’un certain mal être ?

En résumé :

Eviter les sucres cachés dans les aliments transformés par l’industrie agro-alimentaire, limiter le plus possible le sucre blanc raffiné dépourvu de minéraux, de vitamines et d’oligoéléments. Préférer les différentes sortes de sucre naturel dont les éléments nutritifs ont été préservés :
– sucre complet de canne non raffiné,
– sucre de coco
– le miel (le vrai) constitué de différents sucres, vitamines, minéraux, acides aminés…
(le sirop d’agave constitué à 70% de fructose présente les inconvénients du fructose, à consommer avec modération).

A noter :

– Le sucre de canne bio a un meilleur bilan carbone que le sucre de betterave. https://macantinebio.wordpress.com/2010/03/28/bilan-carbone/
– Préférer les produits équitables « Bio partenaire, Biocoop, Minga, Artisans du monde ». Pour les apports en sucres simples, le meilleur choix reste les fruits frais bio, source de glucose mais aussi de vitamines, de minéraux, de fibres et d’antioxydants.
– Eviter les édulcorants. La stévia peut être une alternative. En cuisine, l’ajout d’épices comme la vanille, la cannelle renforcent la saveur sucrée et permettent de diminuer la quantité de sucre. http://www.arcadie.fr/Actualites/22-epices-pour-preserver-sa-sante.html
-Voir l’étude « Ah, le sucre ! » dans le numéro de Biocontact de juin 2019: http://magazines.biocontact.fr/6-magazines-numeriques-au-format-pdf

Pour aller plus loin :
– Extraits d’un article https://www.liberation.fr/debats/2018/02/16/priya-fielding-singh-la-nourriture-permet-d-attenuer-les-privations-materielles_1630332
« Si nous voulons changer la valeur symbolique de la nourriture chez les parents défavorisés, il faut les sortir de la précarité et les amener à un stade où ils peuvent, de manière régulière, subvenir aux besoins de leurs familles. Il faut leur permettre davantage de stabilité et de dignité. La précarité du logement favoriserait les mauvaises habitudes alimentaires : quand vous ne savez pas si vous aurez un toit le mois prochain, vous mangez en recherchant une petite satisfaction immédiate, pas en pensant à votre santé sur le long terme ».

– L’accès digne à une alimentation choisie, tout comme l’accès aux soins, ne devrait-il pas faire l’objet d’une politique sociale ?

Damien Carême : «L’écologie sociale est la seule voie possible»

https://www.isf-france.org/articles/pour-une-securite-sociale-alimentaire

– La nutrition et la sédentarité ne suffisent pas à expliquer ces épidémies. Elles peuvent avoir des liens avec les différents Perturbateurs Endocriniens, nicotine, métaux lourds….
http://www.reseau-environnement-sante.fr/

Jean-Marc B

 

Publié par : cecileab | 16 mai 2019

La Chouette à l’Ecozone 2019

Comme tous les ans, nous irons à la rencontre du public pour la fête de l’écologie au quotidien, la 10e Ecozone. Dans le Parc des Anciennes Mairies de Nanterre, nous serons aux cotés des autres associations du collectif des « villes en transition ».

Samedi 18 mai 2019 de 10h à 19H

On sait bien que le climat évolue à cause des activités humaines, on sait qu’on doit modifier nos modes de vie, mais que c’est difficile de changer …..

Et si on commençait petit à petit, chacun à sa façon, à son rythme! Venez en discuter avec nous et avec les nombreux exposants présents dans le parc! On a tous des solutions !

https://www.nanterre.fr/1577-le-festival-ecozone.htm

 

Ecozone_A3-BD

Publié par : cecileab | 8 mai 2019

La Chouette à la « kermesse du plateau »

20190407_115901

A l’occasion de sa 80e kermesse le dimanche 7 avril 2019, l’association « Notre Dame de la compassion » avait choisi le thème du développement durable. L’association « la Chouette Valérienne » a été invitée à participer à cette fête qui est bien connue dans le quartier du Plateau de Rueil. Plus de 1000 personnes se sont déplacées pour cette journée conviviale.

 
20190406_144155

Pour diffuser les bons gestes du quotidien, comprendre comment notre façon de consommer a une influence sur l’environnement, les jeux proposés ont été appréciés par les enfants. On a été agréablement surpris, la plupart d’entre eux ont déjà de bonnes connaissances ! Chacun pouvait aussi dessiner, ou écrire ce qu’il souhaite faire pour protéger la biodiversité. C’était aussi l’occasion d’expliquer les différentes activités de la Chouette Valérienne.

 

20190407_172159
20190407_172230

 

En guise d’encouragement, chaque visiteur du stand pouvait repartir avec un petit plant, une bouture de son choix !

 
20190407_172253 b

Publié par : cecileab | 23 avril 2019

LES LEGUMINEUSES

riz coco.png

Jean-Marc a participé à un atelier culinaire organisé par Les Nouveaux Robinson sur les légumineuses, tout feu tout flamme, mijotées par le chef Gilles Daveau.

Notre animateur souligne que leur principale qualité est leur apport très conséquent en protéines végétales : mais pour être complètes et substituables à la viande, elles doivent être associées en petites quantités à d’autres protéines végétales, idéalement celles des céréales (cf. les plats de base de tous pays tels que le couscous marocain, le riz-lentilles indien, le maïs-haricots rouges mexicain, la grillée de mogette etc…)

Leur principal inconvénient est leur teneur en sucres fermentescibles et en toxines liées aux protéines (comme pour la viande : purines, ptomaïnes.)

C’est pourquoi on peut conseiller:

– de les consommer en petites quantités et lentement (meilleure digestion des sucres), surtout comme aliment de complément.

-de respecter certaines règles culinaires quand on les cuisine entières : tremper les grains (voire même les faire germer) et jeter cette eau avant cuisson, écumer la mousse à l’ébullition, saler en fin de cuisson, les cuire avec des ingrédients facilitant leur cuisson et leur digestion, aux choix sarriette, laurier, algue kombu, bicarbonate…

-de les employer sous leurs diverses formes : les purées, farines et flocons peuvent servir de base pour des pâtés (houmos, terrines de lentilles.), galettes, liaisons diverses…

Le soja très indigeste tel quel, peut se consommer sous de multiples formes : germé ou en pousses, fermenté (tamari, shoyu, miso, tempeh…), en lait avec tous ses dérivés (tofu, crèmes pour cuisine ou dessert…), en protéines « texturées » (utilisables comme une viande hachée…)

Une des recettes lors de cet atelier :

Le « Dahl indien » : faire tremper 20 minutes ,250 gr de lentilles corail. Faire suer 1 oignon avec 2 cuillères à soupe d’huile d’olive, un peu de sel, quelques graines de cumin, coriandre, cardamome, ; ajouter 2 tomates hachées, 2 gr d’ail écrasées et 1 cuillère à soupe rase de curry, et laisser mijoter 5 à 10 ‘ ; ajouter les lentilles égouttées, couvrir juste d’eau, saler, mélanger et cuire 15 à 20 ‘ à feu moyen ; avant de servir ajouter le jus d’un demi citron et 2 cuillères à soupe de coriandre fraiche hachée.

D’autres recettes sur le blog d’Arcadie (des épices bio depuis 1985 ) blog.arcadie.fr/2018/11/29/Dahl-de-lentilles-corail-aux-epices/      cf.photo de l’article

Recettes extraites du livre : « Savez-vous goûter… Les légumes secs ? » de B. Couderc et Gilles Daveau, D. Mischlich et C. Rio :

http://www.gillesdaveau.com/les-livres/savez-vous-gouter-les-legumes-secs/

http://static.gillesdaveau.com/docs/Recettes%20G%20Daveau%20Chine%20sept%202018%20français.pdf

 

Notes :

Gilles Daveau, est formateur, auteur et conférencier, spécialiste de cuisine biologique et alternative.                                       http://www.gillesdaveau.com/

Les Nouveaux Robinson, une coopérative de magasins bio : http://lesnouveauxrobinson.coop/

Arcadie : entreprise issue de l’Economie Sociale et Solidaire, des épices bio depuis 1985, partenariats équitables avec les producteurs de France et dans le monde : 67 produits labellisés Biopartenaire, analyses pesticides poussées, réduction de l’impact écologique global de son activité (labellisation Bio Entreprise Durable), entreprise à gouvernance partagée (holacratie) …               http://www.arcadie.fr/

Temps de trempage des légumineuses, céréales, fruits à coque : http://www.naturopathebordeaux.fr/tag/acide-phytique/

 

 

 

 

Publié par : cecileab | 1 avril 2019

Le plastique: un poiSon d’avril ?

 

poison-avril-02.jpg

Nous relayons le message de l’association « Agir pour l’environnement » qui est suffisamment explicite en ce 1er avril ….

LE PLASTIQUE, C’EST PAS AUTOMATIQUE !!!
10 milliards de bouteilles en plastique sont vendues en France chaque année ; à peine une bouteille sur deux est recyclée. Or, le plastique d’une bouteille met plus de 400 ans à se décomposer.
Le plastique recyclé sous forme de polaire synthétique libère, à chaque cycle de lavage, plus de 700 000 micro-fibres textiles plastiques dans l’eau. Une étude récente a démontré que nous retrouviez jusqu’à 9 sortes de plastique dans les selles humains !
En dehors de bouteilles et flacons, à peine 3% des plastiques collectés sont réellement recyclés. Sur les 9 % de déchets plastiques historiquement « recyclés » depuis les années 50, seuls 10 % l’ont été plus d’une fois… soit moins de 1 % du gisement historique.

Si rien n’est fait, en 2050, les océans pourraient compter plus de plastique que de poissons.

Dans un sondage exclusif IFOP mené pour le compte d’Agir pour l’Environnement, 90% des personnes interrogées se déclarent favorables à un retour de la bouteille en verre consignée.

 

poison-avril-01 bouteille

Plus d’infos sur le site de France Inter qui a consacré une journée pour alerter sur le sujet « plastique » :

https://www.franceinter.fr/environnement/trois-photos-deux-chiffres-et-une-citation-pour-comprendre-l-urgence-de-reduire-la-pollution-plastique

De nombreuses alternatives sont possibles, il faut juste accepter de changer quelques habitudes…Quelques pistes sur :

Blog : zerowastenanterreandco.org

Site : http://www.famillezerodechet.com

 

CLIMAT

Ce vendredi 15 et ce samedi 16 mars, les mobilisations en faveur du climat et de la justice sociale vont se multiplier à travers toute la France.

Voici l’article sur ce sujet sur le site Reporterre:

https://reporterre.net/Climat-et-justice-sociale-les-infos-pratiques-des-marches-de-ce-week-end

Vendredi 15 mars – Grève étudiante et scolaire pour le climat
Ce vendredi 15 mars, les étudiants, lycéens et collégiens français uniront leurs forces avec les jeunes du monde entier. Ils répondent à l’appel de la jeune Greta Thunberg, militante suédoise de 16 ans qui mène, chaque vendredi depuis le 20 août 2018, une grève de l’école. « Pourquoi devrions-nous étudier pour un futur qui n’existera bientôt plus, alors que personne ne fait rien pour le sauver ? », répète Greta Thunberg lors de ses discours. L’adolescente a invité la jeunesse mondiale à l’imiter et à déferler dans les rues pour réclamer des mesures fortes pour la protection du climat et du vivant.
Depuis le 15 février, des collectifs d’étudiants et de lycéens français reconduisent, tous les vendredis, une grève pour le climat sous forme de rassemblements, de marches et d’actions de désobéissance civile. Leurs actions se sont articulées, chaque semaine, autour d’ultimatums adressés au gouvernement et publiés par Reporterre : « déclarer l’état d’urgence écologique », « lancer une décroissance énergétique », « une transition alimentaire » ou encore « balayer l’organisation capitaliste mondialisée ».
Ce vendredi, le ministre de l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, a proposé aux jeunes de venir débattre de l’écologie dans tous les lycées de France. « Nous appelons plutôt les lycéens et les étudiants à venir exercer leur citoyenneté et débattre hors de l’Éducation nationale, hors du cadre croissanciste destructeur de l’environnement », lui répond Claire Renauld, étudiante, membre de YouthForClimate France.

 
Informations pratiques : Près de 200 appels à la grève sont déjà recensées sur le territoire français. 1.500 à travers le monde. A Paris, le rendez-vous est fixé à 13 heures place du Panthéon (5e arrondissement). Le cortège se dirigera vers Montparnasse, puis cheminera jusqu’aux Invalides, où seront organisés des débats, des formations, des actions de désobéissance et des activités ludiques.

 
Samedi 16 mars – La marche du siècle 

Depuis l’été 2018 et la démission de Nicolas Hulot, le mouvement climatique est en plein essor. Les marches du 8 septembre, du 13 octobre et du 8 décembre ont connu un franc succès, rassemblant chacune plus de 150.000 personnes. Plus de 2 millions de personnes ont soutenu le recours de l’Affaire du siècle, dénonçant l’inaction de l’État en matière climatique. En parallèle, les émissions de gaz à effet de serre et les températures ont augmenté, la biodiversité a poursuivi son déclin et les inégalités se sont aggravées.
« La marche du siècle est l’occasion de hausser le ton face à un gouvernement qui reste sourd à nos revendications de justice climatique, dit Élodie Nace, d’Alternatiba. Nous souhaitons des mesures ambitieuses et immédiates qui permettent de vivre décemment aujourd’hui et de survivre demain. »

Informations pratiques : Comme pour la grève des jeunes pour le climat, près de 200 événements sont annoncés dans l’Hexagone.
À Paris, le rendez-vous est donné à 14 heures, place de l’Opéra, pour le départ de la marche du siècle. Trois cortèges viendront garnir ses rangs :
Le cortège « urgence climatique et sociale » (départ du Trocadéro à 12 heures).
Le cortège « marche pour le vivant » (départ du parc Monceau à 13 heures).
Le cortège « roulons vert demain » (départ du Palais-Royal à 16 heures).
Arrivée prévue avant 17 heures place de la République, pour des prises de paroles et des concerts.

 

Photo LCV blog

Virginie Cavier, adhérente de la Chouette Valérienne, nous fait part de la création de son site axé sur les liens entre la santé et l’environnement. https://terriaque.wordpress.com
La Chouette Valérienne participera comme d’habitude au festival Ecozone de Nanterre du 18 au 24 mai 2019. En avant-première …voici le message de Virginie sur sa thématique :

Cette année, le festival Ecozone de Nanterre met la santé environnementale à l’honneur. D’après la définition de l’OMS, la santé est non seulement une absence de maladie physique mais aussi un bien-être mental et social, autrement dit avoir sa place dans son environnement. A y regarder de plus près, la santé est inséparable de l’environnement et l’expression « santé environnementale » paraît presque un pléonasme. Avec l’épigénétique, on sait aujourd’hui que l’environnement est déterminant dans la survenue des maladies, tout autant que nos gènes, à quelques exceptions près.

 
Encore faut-il s’entendre sur le terme « environnement ». Outre les milieux naturels, où s’efforcent de survivre quelques ours polaires et tigres du Bengale, notre environnement est bien plus banal : notre bureau climatisé, notre canapé distillant ses retardateurs de flamme, qui grignotent les quelques points de QI que la télé nous a laissés. C’est la salle de classe à l’atmosphère saturée de composés toxiques. C’est notre nourriture, bio, pas bio, faux bio, le liquide amniotique dans lequel nous trempons, les vêtements que nous portons… tous susceptibles de contenir des polluants. On peut choisir de l’ignorer, car après tout ça ne va pas si mal pour nous. Ou bien s’en préoccuper parce que ça ne va pas si bien non plus.

 
Une fois le constat digéré, chacun agit à sa manière, ou non. Militer activement, défiler, ou plus modestement e-râler en signant des pétitions en ligne, permettent parfois de changer les lois et d’éloigner les lobbies des oreilles gouvernementales. S’y ajoute la « résistance » quotidienne, minuscule, par le changement de nos habitudes, où « faire » redevient une notion avant-gardiste après les affres du tout-prêt et du jetable. Ça commence un beau matin, où l’on décide que l’on va râper soi-même ses carottes (23 secondes par carotte en moyenne)*. Puis on fabrique son déodorant (7 minutes 31 secondes pour 2 mois d’utilisation)*, sa lessive (25 minutes 17 secondes pour 3 litres)*, ses confitures, son pain, son lave-vitre, son dentifrice ….Petit à petit la maison se transforme, les poubelles rétrécissent, le plastique cède devant le verre, l’atmosphère s’allège. Et la facture aussi! Quelques produits extrêmement banals suffisent pour remplacer la foultitude de flacons qui encombrent notre espace. On teste, on apprend, et on partage les expériences. Chaque nouvelle trouvaille, aussi minime ou incongrue soit-elle, est une petite victoire, un coup de dent jubilatoire dans le gras de notre « société de consommation ». Nos objets et produits du quotidien commencent à vraiment nous ressembler, au lieu de nous être imposés.

 
La démarche peut paraître dérisoire, mais c’est un premier pas, qui réveille l’idée d’agir. Certains vont même bien au-delà et deviennent des maîtres dans l’art du zéro-déchets. Sans espérer que l’on y arrive tous, y compris moi-même, chaque effort est un gain pour notre avenir.
* : Pour ceux qui pensent qu’ils n’ont pas le temps.

 
Virginie Cavier
https://terriaque.wordpress.com

Older Posts »

Catégories

%d blogueurs aiment cette page :