Publié par : cecileab | 16 août 2019

Maladie du foie gras ,histoire de sucre

sucre

culture de la canne à sucre

Des publications nous alertent sur une maladie encore peu connue il y a vingt ans, la stéatohépatite non alcoolique (Nash), ou « maladie du foie gras ».
Le problème est pris à l’envers par l’industrie pharmaceutique qui voit là un marché colossal (estimé entre 20 et 30 milliards). Elle finance des recherches pour obtenir un diagnostic plus simple qu’une biopsie du foie, et pour trouver un traitement efficace avec des combinaisons de molécules…Alors que la reprise d’un régime alimentaire correct suffirait la plupart du temps à limiter ou à éviter les dégâts débutants sur le foie ! Ça vous hépate ?…
La Nash débute par une accumulation anormale de graisse dans le foie, et frappe de plus en plus de jeunes ! Elle évolue ensuite au stade d’inflammation des cellules hépatiques, qui peuvent se transformer en fibrose et, enfin, en cirrhose ou en cancer du foie.
La Nash est liée aux mauvaises habitudes alimentaires, aux excès de sucres, de sodas, à la malbouffe, à la sédentarité. Près de 20 % des personnes obèses ou diabétiques, et de 5 % à 8 % de la population mondiale sont concernées, avec des perspectives de progression inquiétantes.

L’excès de sucre peut avoir d’autres effets néfastes sur la santé. Des études sont en cours pour démontrer l’influence des fluctuations excessives de la glycémie sur le fonctionnement cérébral. Des troubles du comportement tels que l’hyperactivité, des accès de violence pourraient être liés.

Les méfaits de l’excès de sucre sont connus mais il faudrait aussi chercher à inverser la tendance grâce à différentes mesures :
– l’éducation et l’accompagnement à une nourriture plus saine, sensibiliser les futurs parents, savoir lire les étiquettes, enseigner et transmettre le goût de cuisiner
– tendre vers la suppression du sucre raffiné dans la restauration scolaire
– encadrer la promotion publicitaire du sucre
– réduire, voire arrêter les subventions de toutes les cultures et industries liées aux sucres (ce secteur très puissant perçoit des aides « à l’exportation » !)
-> On pourrait aussi se demander pourquoi les sucreries sont devenues des outils de compensation d’un certain mal être ?

En résumé :

Eviter les sucres cachés dans les aliments transformés par l’industrie agro-alimentaire, limiter le plus possible le sucre blanc raffiné dépourvu de minéraux, de vitamines et d’oligoéléments. Préférer les différentes sortes de sucre naturel dont les éléments nutritifs ont été préservés :
– sucre complet de canne non raffiné,
– sucre de coco
– le miel (le vrai) constitué de différents sucres, vitamines, minéraux, acides aminés…
(le sirop d’agave constitué à 70% de fructose présente les inconvénients du fructose, à consommer avec modération).

A noter :

– Le sucre de canne bio a un meilleur bilan carbone que le sucre de betterave. https://macantinebio.wordpress.com/2010/03/28/bilan-carbone/
– Préférer les produits équitables « Bio partenaire, Biocoop, Minga, Artisans du monde ». Pour les apports en sucres simples, le meilleur choix reste les fruits frais bio, source de glucose mais aussi de vitamines, de minéraux, de fibres et d’antioxydants.
– Eviter les édulcorants. La stévia peut être une alternative. En cuisine, l’ajout d’épices comme la vanille, la cannelle renforcent la saveur sucrée et permettent de diminuer la quantité de sucre. http://www.arcadie.fr/Actualites/22-epices-pour-preserver-sa-sante.html
-Voir l’étude « Ah, le sucre ! » dans le numéro de Biocontact de juin 2019: http://magazines.biocontact.fr/6-magazines-numeriques-au-format-pdf

Pour aller plus loin :
– Extraits d’un article https://www.liberation.fr/debats/2018/02/16/priya-fielding-singh-la-nourriture-permet-d-attenuer-les-privations-materielles_1630332
« Si nous voulons changer la valeur symbolique de la nourriture chez les parents défavorisés, il faut les sortir de la précarité et les amener à un stade où ils peuvent, de manière régulière, subvenir aux besoins de leurs familles. Il faut leur permettre davantage de stabilité et de dignité. La précarité du logement favoriserait les mauvaises habitudes alimentaires : quand vous ne savez pas si vous aurez un toit le mois prochain, vous mangez en recherchant une petite satisfaction immédiate, pas en pensant à votre santé sur le long terme ».

– L’accès digne à une alimentation choisie, tout comme l’accès aux soins, ne devrait-il pas faire l’objet d’une politique sociale ?

Damien Carême : «L’écologie sociale est la seule voie possible»

https://www.isf-france.org/articles/pour-une-securite-sociale-alimentaire

– La nutrition et la sédentarité ne suffisent pas à expliquer ces épidémies. Elles peuvent avoir des liens avec les différents Perturbateurs Endocriniens, nicotine, métaux lourds….
http://www.reseau-environnement-sante.fr/

docu sur Arte, bien nourrir son cerveau :

https://www.arte.tv/fr/videos/082725-000-A/bien-nourrir-son-cerveau/

Jean-Marc B

 


Responses

  1. Bonjour

    J’ai bien reçu l’article sur le sucre. Merci pour cet article très intéressant, j’ignorais en effet les différences de bilan carbone entre les différents sucres. Je tâcherai de m’en souvenir. Et merci également pour les précieuses recommandations. Il y a aussi depuis quelques années pas mal de polémiques autour des jus de fruits, y compris ceux sans sucre ajouté, à cause du rôle délétère du fructose sur le foie à partir de certaines doses, alors que c’est un sucre très précieux pour les diabétiques aux doses inférieures. Les sans-sucre-ajouté misent sur une image de santé, de naturel finalement trompeuse. Rien ne vaut un fruit mangé en entier.

    (PS : Je me fais juste l’avocat du diable concernant les labos pharmaceutiques, une fois n’est pas coutume : ils n’ont pas vocation à s’occuper de prévention, ceci faisant partie des prérogatives du ministère de la santé via les diverses agences, instituts et autres usines à gaz nationales, mais à trouver des réponses pharmacologiques aux pathologies. Certes, ils surfent sur la vague, mais ils ne la créent pas. Le point de vigilance les concernant est plutôt, à mon avis, sur les traitements qu’ils trouveront, leur innocuité, leur prix, leur disponibilité sur le marché etc … Par contre, le pharmacien d’officine peut, et doit à mon sens, communiquer sur ces faits. Ils peuvent suivre des formations pour cela, qui sont d’ailleurs quelques fois sponsorisées par les labos. C’est peut-être cosmétique, et pas complétement désintéressé, sans doute; C’est le business!)

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