Publié par : Michel | 25 février 2010

Remplacement de l’incinérateur d’Ivry-Paris XIII

Le SYCTOM prévoit le remplacement en 2018, de l’incinérateur actuel par une unité de tri mécano-biologique (TMB), une méthanisation et un incinérateur.

Le détail du débat public qui s’est tenu fin 2009 et pour lequel la Commission Particulière du Débat Public vient de rendre son compte-rendu, est disponible à
http://www.debatpublic-traitement-dechets-ivry.org/informer/compte-rendu.html

Le SYCTOM présente un projet sans grande latitude de variation. Les griefs sont très nombreux; en voici un échantillon:

  • qui veut perpétuer les méfaits de l’incinération (pollution répartie sur tout le territoire avec l’usage des mâchefers en remblai de génie civil, incertitude conséquente quant à l’innocuité des rejets atmosphériques)
  • qui sous-estime le potentiel de réduction de production des déchets,
  • qui surestime la qualité du compost produit par la méthanisation du produit du TMB,
  • qui néglige le potentiel de tri à la source et de compostage en pied d’immeuble…

Face à ce projet, s’est créé le collectif 3R qui rassemble plusieurs associations, locales et nationales. Il vous propose la pétition suivante http://jesigne.fr/collectif-3-r. (Utilisant un site gratuit de pétition en ligne, excusez les publicités malencontreuses!)

Publié par : Vincent Poizat | 19 février 2010

Un collège exemplaire près de Nantes (44)

Nous avons reçu cet article de la part de Valérie Thobois, que nous remercions pour sa contribution. Nous reproduisons son article in extenso.

Le collège Lucie Aubrac de Vertou a été récemment construit selon les normes HQE (lampes basse consommation, utilisation de bois agréés sans solvant pétrolier ni chrome ni arsenic, extinction automatique en absence d’occupation, toitures végétalisées…). Il  illustre également que la démarche Développement Durable ne s’arrête pas aux seuls murs. C’est toute l’équipe du collège qui s’en est emparé, l’intégrant dans le quotidien de l’établissement avec élèves et parents. Papier recyclé, produits d’entretien écologiques, repas à base d’aliments biologiques font désormais partie de la politique d’achat et de consommation du collège. Mais ils vont plus loin.

Outre les évidentes vertus pédagogiques d’une telle mobilisation, il faut saluer la cohérence de la démarche qui permet de saisir toute occasion pour appliquer concrètement les principes du développement durable (dans ses trois dimensions, économiques, sociales et environnementales). Ainsi les élèves se sentent acteurs responsables, tout comme les parents en partenariat avec l’équipe du collège.

En octobre 2008 les élèves de 6e et leurs parents ont créé « le jardin de Lucie » dans le cadre de la 2ème édition de « moi aussi j’agis » proposé et financé par le Conseil Général de Loire-Atlantique.

Ils ont composé des parcelles d’un futur jardin potager biologique et pédagogique, ainsi que des composteurs, destinés notamment à recevoir une partie de déchets verts du restaurant scolaire, qui seront collectés par les élèves qui les déposeront régulièrement dans le composteur.

Les parents et professeurs de SVT ont préparé les parcelles, planté des bulbes, des plantes aromatiques, enrichis les sols d’engrais verts.
Une animatrice du GAB 44 avec parents et élèves, a  proposé un jeu de questions-réponses sur l’agriculture biologique leur permettant d’en savoir plus sur le sujet, ce en présence d’un agriculteur biologique de la région.

Un diaporama a été présenté par les membres d’une AMAP, expliquant les principes de cette association.

Enfin, des groupes de « nettoyeurs » équipés de pinces, gants et sacs poubelles ont sillonné les abords du collège y récupérant les déchets de toute sorte.

En 2009 il était prévu d’installer un récupérateur d’eau de pluie.

Et à la cantine en plus d’ingrédients bios réguliers, les élèves mangent désormais du pain bio tous les jours depuis le 2 oct 2008. Cela représente environ 18% d’ingrédients biologiques dans les repas.

Autre exemple concret : il a été mise en place le tri sélectif du  papier dans les classes pour que l’association  locale « les papiers de l’espoir » vienne les collecter et les vende à une usine de recyclage. Cette vente permet à l’association de financer la scolarisation de 6000 enfants répartis dans 15 pays du monde en Afrique, Asie, Amérique Latine.

Et afin de s’assurer du relais d’information auprès des enfants, l’association a invité des élèves de 5è à venir trier les papiers pendant 1h30 avec 2 professeurs et d’une dizaine de bénévoles de l’association retraités. Illustration concrète du fructueux mélange des générations et d’actions de solidarité. Ces élèves « acteurs » ont ensuite été invités à relayer l’information aux autres élèves de l’établissement afin d’expliquer comment trier.

Cette mobilisation prouve une fois encore que tout est une question de volonté de la part des établissements, nul besoin d’attendre des autres que soient imposées de complexes mesures territoriales pour agir.

Plus d’informations sur le site du collège : http://clg-aubrac-44.ac-nantes.fr/

Publié par : Vincent Poizat | 17 février 2010

Ne rien faire est-il juste?

Mon fils est membre du FCRM et à ce titre il est allé faire un tournoi en salle à Saint Michel sur Orge le week-end dernier. Comme je demandais à son dirigeant si un bus était prévu pour emmener les enfants, j’ai obtenu la réponse suivante:

la mairie ne met pas de bus à disposition des clubs et association pour les déplacements car elle n’est pas en mesure de satisfaire les demandes de tous les clubs de la ville.

On peut aisément le comprendre. Rueil Malmaison a un tissu associatif et sportif très dense et il est probable que répondre à toute les demandes en matière de moyens de déplacements demanderait la mobilisation de ressources au-dela des capacités logistiques de la ville.

Mais ce n’est pas tout. Le dirigeant précise en disant: la ville ne souhaitant pas privilégier une association plus qu’une autre, elle ne met pas de moyens de transports à notre (le FCRM) disposition. Puisque la ville ne peut satisfaire toutes les demandes elle ne fait rien et n’en satisfait aucune. C’est une conception de la justice.

On peut aussi en avoir une autre.

Car qu’en est-il en réalité? En 6 mois c’est la 1ère fois que le FCRM aurait objectivement eu besoin d’un moyen de transport. Se rendre à Saint Cloud, Boulogne pour la demi-journée ne pose aucun problème et nous (parents) le faisons volontiers. En revanche un déplacement sur toute la journée à Saint Michel sur Orge a de quoi rebuter plus d’un parent de bonne volonté.

Il s’agit en réalité d’une question d’organisation. Ce déplacement à Saint Michel sur Orge était planifié de longue date. Comme j’imagine le sont les déplacements lointains d’autres associations sportives de la ville. Un minimum d’organisation  permettrait à la mairie de recueillir tous les besoins des associations, de les planifier et de les lister par priorité selon des critères clairs et connus de tous: éloignement, durée du déplacement, nombre d’enfants concernés…

Avec des règles claires fixées à l’avance chaque association sportive de la ville de Rueil saurait quand et comment elle pourrait bénéficier de moyens de transport mis à sa disposition par la ville.

Encore faut-il pour cela que la ville souhaite mettre des moyens à la disposition des associations.

Publié par : Vincent Poizat | 11 février 2010

Un lycée exemplaire à « zéro énergie fossile » (86)

La dernière livraison de Actu-environnement nous apprend qu’un lycée exemplaire a ouvert ses portes à la rentrée 2009 à Poitiers.

En cette période d’élections régionales espérons que cet exemple donne des idées aux futurs présidents de région puisque rappelons-le les lycées sont sous la gestion directe des conseils régionaux.

Pour en savoir plus, cliquer ICI

Publié par : Vincent Poizat | 9 février 2010

La coopérative d’habitants: un nouveau concept en France

Sur la newsletter de cette semaine, Novethic nous apprend l’existence de la première coopérative d’habitants à Villeurbanne.

Une combinaison astucieuse qui combine construction écologique avec mixité sociale et création de lien sociale.

Publié par : Vincent Poizat | 3 février 2010

2010 année de la biodiversité

2010 a été proclamée par l’ONU Année Internationale de la Biodiversité. Dans ce cadre, l’association Plante & Planète et le site Ecoloinfo.com proposent au grand public un cycle de soirées-débat mensuelles autour de thèmes liés à la biodiversité.

Qu’est-ce que la biodiversité ? Pour Edward O. Wilson, premier à avoir employé ce terme officiellement, c’est « la totalité de toutes les variations de tout le vivant ».

Plus simplement, la biodiversité c’est l’ensemble des formes de vies (espèces et milieux) et les interactions entre elles.

Pour télécharger le programme: Café – Biodiversité 2010

Publié par : Vincent Poizat | 2 février 2010

Fribourg: une cité exemplaire

La ville de Fribourg est à l’honneur sur le site Novethic.com. Deux articles consacrés à la ville allemande nous donne un aperçu de ce à quoi peut ressembler une cité exemplaire.

Les Eco-Quartiers

L’article décrit les 2 éco-quartiers Vauban et Riesefeld créés à Fribourg en mettant en exergue leurs spécificités en matière d’urbanisme. Il est à noter que ces quartiers s’inscrivent dans le projet urbain de la ville.

La participation citoyenne

Ce que l’on retrouve dans cet article qui montre l’importance de la participation citoyenne dans la promotion de la ville durable. Moyennant quoi la ville atteint un niveau remarquable en matière d’émission de gaz à effet de serre.

Le quatrième bilan carbone de la ville, comprenant la période 2006/2007, montre une baisse des émissions de CO2 de 13,8% par rapport à 1992, et ce, alors que la population de la ville ne cesse de croître. En 2007, la ville a émis 1,78 millions de tonnes de carbone (une donnée qui comprend les émissions dues à la consommation et à la circulation), soit une émission moyenne de 8,53% par habitant, en baisse de 20% par rapport à 1992. La ville de Fribourg s’est fixée comme objectif une baisse de ses émissions de 40% d’ici 2030. Pour y parvenir,  une directive exige qu’en 2009, toute nouvelle construction devra se faire en normes passives – une réglementation qui s’appliquera aux particuliers à partir de 2012. « C’est un moyen pour la ville d’intervenir dans le secteur privée », résume Christine Wegner-Sänger.

Publié par : Vincent Poizat | 14 janvier 2010

Les ateliers de l’Ouest parisien

La mairie de Nanterre lance un forum Citoyen « les ateliers de l’Ouest parisien » portant sur l’avenir du quartier de la Défense. La grande réunion phare est prévue le vendredi 29 janvier 2010 en l’Espace Grande Arche à La Défense de 17h à 22h.

A télécharger: Programme Ateliers de l’Ouest Parisien

Publié par : Vincent Poizat | 13 janvier 2010

Crise financière : comment éviter l’explosion ?

Peut-on soigner une gueule de bois avec un double whisky ? Peut-on sortir de la crise de la dette en accumulant plus de dette encore ? Dans tous nos pays, beaucoup s’alarment aujourd’hui de la fuite en avant des finances publiques mais tous savent que, dans l’état actuel de nos économies, stopper les déficits amènerait à replonger dans une récession profonde. « Il y a une bombe sous la reprise actuelle, c’est l’endettement public » affirmait récemment Pascal Lamy, le directeur général de l’OMC, mais il ne conseillait pas pour autant de stopper les déficits. Que choisir ? Sombrer dans le gouffre de la récession (tout de suite) ou foncer dans le mur de la dette (dans quelques années) ?
En quinze mois, la dette publique des Etats-Unis a augmenté de 2.000 milliards, soit 14 % du PIB américain. Pour éviter un effondrement complet de leur économie, les Etats-Unis ont « brulé » en quinze mois l’équivalent de toutes les réserves accumulées par la Chine en vingt ans.
Quant à la Chine elle-même, c’est peu dire que son économie est instable : « 88 % de la croissance vient de l’investissement. Jamais, dans aucun pays, on n’a vu une croissance aussi déséquilibrée » explique Stephen Roach, Chef-économiste de Morgan Stanley. Pour éviter la récession, le gouvernement chinois a lancé un plan de relance représentant 13 % du PIB et a obligé les banques à distribuer un maximum de crédits. En un an, les banques chinoises ont distribué en crédits plus de 30 % du PIB. C’est du jamais vu. Dans aucun pays au monde !

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« Le rétablissement chinois n’est ni stable, ni solide, ni équilibré » admettait le 10 septembre le Premier Ministre, Wen Jiabao. Le même jour, Xu Xionian, Professeur à la China Europe International Business School, affirmait : « Pour apaiser sa soif, la Chine a bu du poison. »
Paul Krugman, Prix Nobel d’économie, estime que les risques d’un retour à la récession dès la fin 2010 sont « de 30 à 40 % ». L’ancien Chef économiste du FMI, Simon Johnson, affirme que « nous nous préparons à une catastrophe énorme ». En novembre, la Société Générale a envoyé à ses clients les plus fortunés un argumentaire mettant en avant le risque d’un « global collapse », un effondrement global des marchés. Il n’y a que Nicolas Sarkozy qui ose encore dire publiquement que « tout laisse penser que la croissance revient »

« Le plan Paulson est une transfusion sanguine à un malade souffrant d’une hémorragie interne » affirmait Joseph Stiglitz, Prix Nobel d’économie, en octobre 2008. Un an plus tard, rien n’a changé : on transfuse nos économies à coup de trilliards de dollars sans soigner « l’hémorragie interne ». Pour éviter l’explosion, pour éviter le global collapse, il est fondamental de comprendre où est l’hémorragie interne dont parle Stiglitz : pourquoi, dans tous nos pays, l’économie tombe-t-elle en récession si on cesse d’augmenter la dette ? Pourquoi nos économies sont-elles si « accros » à la dette ? Comment les sevrer ?
C’est en observant l’évolution de la dette aux Etats-Unis sur les 50 dernières années qu’on comprend les causes profondes de cette addiction. Jusqu’en 1981, le ratio dette/PIB était parfaitement stable. L’économie n’avait pas besoin de dette pour croître régulièrement. Des règles collectives assuraient une progression régulière des salaires et un partage équitable de la productivité entre salariés et actionnaires. Ce « compromis fordiste » a permis aux Etats-Unis de connaître 30 ans de stabilité. Sans dette.

Mais, en 1981, Ronald Reagan arrive à la Maison blanche. Les libéraux baissent les impôts sur les plus riches, ce qui diminue les recettes fiscales et augmente la dette publique. La dette augmente surtout parce que les politiques de dérégulation amènent à la baisse de la part des salaires dans le PIB. C’est à partir de là que des millions d’Américains commencent à s’endetter pour maintenir leur niveau de vie.
Les Etats-Unis ne sont pas une exception : dans l’ensemble des 15 pays les plus riches de l’OCDE, la part des salaires représentait 67 % du PIB en 1982. Elle ne représente plus que 57 %.

Sans doute la part des salaires était-elle un peu trop élevée à la fin des années 1970, mais une baisse de 10 points, c’est colossal. Cela pèse très lourdement sur la consommation des ménages. En juillet 2003 déjà, dans son rapport annuel, la Banque des Règlements Internationaux, la « Banque Centrale des Banques Centrales », soulignait le risque d’une récession mondiale par manque de consommateurs.
Comment expliquer la baisse de la part des salaires ? Dans tous nos pays, la peur du chômage a fortement déséquilibré la négociation sur les salaires : « Si tu n’es pas content, tu peux aller voir ailleurs. » Avant même qu’éclate la crise des subprimes, il y avait au Japon 32 % d’emplois précaires; il y avait en Allemagne 4 millions de chômeurs et 6 millions de petits boulots. Avant même qu’éclate la crise, alors que les Etats-Unis étaient officiellement en situation de plein-emploi, il y avait en réalité tellement de bad jobs à 10 ou 15 heures par semaine que la durée moyenne du travail -sans compter les chômeurs- était tombée à 33,7 heures (Source Economic Report of the President 2007).

Dans ce contexte de chômage et de précarité de masse, quel salarié peut négocier une augmentation de salaire ? Qui peut refuser un surcroit de travail ? Qui peut « donner sa démission » en espérant trouver assez vite un autre emploi ? La peur du chômage est dans toutes les têtes. Cette peur a profondément déséquilibré la négociation et la part des salaires est tombée à un plus bas historique. Pendant des années, le système n’a fonctionné que parce qu’on distribuait par la dette le pouvoir d’achat qu’on ne donnait pas en salaire mais la fuite en avant a des limites…
 » Si tu n’es pas content, tu peux aller voir ailleurs «  Les racines de la crise financière, c’est 30 ans de chômage et de précarité. C’est à cause du chômage de masse que la part des salaires a tant diminué. C’est à cause du chômage que nos économies ont tant besoin de dette. Le chômage n’est pas seulement une des conséquences de la crise. Il en est l’une des causes premières. Pour éviter l’explosion, pour stopper « l’hémorragie », il faut donc s’attaquer frontalement au chômage. C’est seulement en donnant au plus grand nombre un vrai emploi et une vraie capacité de négociation sur les salaires qu’on sortira de la crise.
Hélas, à mi-mandat, Nicolas Sarkozy n’a toujours rien fait d’utile dans ce domaine. Le nombre de chômeurs a augmenté de 800.000 en dix-huit mois et Pôle Emploi annonce que un million de chômeurs vont arriver en fin de droit en 2010 mais Sarkozy regarde ailleurs… Pourtant, dans ce domaine, pas besoin de réunir un consensus du G20 pour agir : le Danemark et les Pays-Bas ont montré qu’on pouvait, au niveau d’un pays, construire un nouveau contrat social et diviser par deux le chômage.  » Comment vaincre le chômage et la précarité pour sortir de la crise ? «  Voilà le grand débat national que Nicolas Sarkozy devrait lancer. Dès demain, ce sera, dans chaque région, le chantier prioritaire d’Europe Ecologie.

Pierre Larrouturou est économiste et membre du Bureau exécutif d’Europe Ecologie. Dernier livre publié : Crise : la solution interdite chez DDB.

Publié dans le Monde daté du 14 janvier 2010

Publié par : Vincent Poizat | 13 janvier 2010

Interview de Pierre Larrouturou

Pierre Larrouturou, tête de liste d’Europe Ecologie Île de France dans les Hauts de Seine, était l’invité d’Hubert Huertas ce matin sur France Culture.

Pour l’écouter, cliquez ici

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