Du 5 au 7 avril 2013, La Chouette Valérienne est présente sur le salon Jardins en Seine de Suresnes grâce à l’accueil de l’association des Jardiniers de France à laquelle adhère La Chouette Valérienne.

Elle y fait la promotion de plusieurs formes de productions potagères et fruitières urbaines. Voyez plus de détails dans la plaquette jointe. Et pour encore plus de détails, n’hésitez pas à nous retrouver sur la terrasse du Fecheray, vendredi de 12 à 19h, samedi de 10 à 20h et dimanche de 10 à 19h.

Publié par : Vincent Poizat | 6 janvier 2013

En Alsace, un village en transition prépare l’après-pétrole

Nous publions in extenso le communiqué de l’AFP concernant l’action du maire d’Ungersheim, petite commune du Bas-Rhin. Les photos ont été prises par Vincent, notre envoyé spécial dans la région.

Chaufferie à bois, panneaux solaires, cantine 100% bio et espaces verts sans pesticides: le village d’Ungersheim (Haut-Rhin), en transition vers l’autonomie énergétique et alimentaire, fonctionne au quotidien comme un laboratoire de l’après-pétrole.

Lassé par l’inertie et les beaux discours des politiques, le maire de cette commune de 2.000 âmes proche de Mulhouse multiplie les projets écologiques.

Un maire peut avoir beaucoup de leviers dans la contribution pratique, relève Jean-Claude Mensch, qui dirige sa commune depuis 1989. Le fait de passer à la transition, ça évite de trop parler d’écologie.20121230_155849

Sous l’impulsion de ce mineur retraité de 66 ans, fidèle compagnon de route des Verts mais élu sans étiquette, Ungersheim a entamé sa reconversion au début des années 2000 en faisant la chasse aux énergies fossiles (pétrole, gaz et charbon).

Désormais, l’éclairage public est moins énergivore, la piscine municipale est chauffée par des panneaux solaires et plusieurs bâtiments municipaux sont alimentés par une chaufferie à bois.

Le recours à la biomasse ayant fait ses preuves, la mairie envisage maintenant de relier cette chaudière à un futur lotissement voisin, pour avancer un peu plus vers l’autonomie.

Autre mesure forte, le désherbage des espaces verts, du cimetière ou encore du terrain de foot se fait sans pesticides. On fait tout à la main!, s’amuse David, un des employés communaux.

En plus des espaces verts, le jeune homme est affecté à une mission bien spéciale: c’est lui qui, tous les midis, assure une partie du ramassage scolaire… en calèche.

En 2008, le conseil municipal s’est offert un cheval, Richelieu, et du matériel d’attelage, pour quelque 20.000 euros. L’objectif: assurer la desserte du midi pour une vingtaine d’enfants vivant loin du centre-ville, dont les parents sont les plus susceptibles de prendre leur voiture.

On change de trajet tous les jours pour faire plaisir à tout le monde, les enfants sont ravis, raconte David, tandis que les écoliers viennent caresser Richelieu.

Devenu la coqueluche du voisinage, l’étalon assiste également les employés communaux pour l’élagage et les travaux d’arrosage. Parfois, la commune le prête aussi aux Jardins du Trèfle Rouge, une exploitation maraîchère bio à la sortie du village.

L’autre cheval de bataille d’Ungersheim est en effet d’offrir une alimentation saine pour tous, via l’agriculture biologique.

Pour y parvenir, la mairie a racheté un terrain de 8 hectares et l’a mis à disposition d’une association employant une trentaine d’ouvriers maraîchers en réinsertion.

Les légumes sortis du Trèfle Rouge atterrissent tout droit dans les assiettes de la cantine, offrant aux jeunes pousses une alimentation 100% bio. Goûter inclus!, précise le maire avec fierté.

Une bonne partie de la population reste cependant circonspecte face à un tel dynamisme. Leur soutien n’est pas toujours évident, ils sont parfois un peu récalcitrants, admet le président d’une association locale, Serge Heckmann. Mais si on ne prend pas d’initiatives, personne ne le fera.

20121230_155024Ce volontarisme politique s’est traduit par l’implantation à Ungersheim de la plus grande centrale solaire d’Alsace (40.000 m2), dont la mise en service est prévue le 31 décembre.

Après avoir racheté une friche industrielle de 6 ha, la ville a lancé un appel d’offres pour y attirer un entrepreneur spécialisé dans le photovoltaïque.

Une société basée à Mulhouse va transférer son siège social à Ungersheim, payer un loyer à la ville et vendra au réseau ERDF une production équivalant à la consommation énergétique de 800 foyers, selon M. Mensch.

Ce maire hyperactif a encore des projets plein la tête. Tandis qu’il réfléchit à la création d’une unité de méthanisation, pour assurer une réelle autonomie énergétique, il tente d’attirer de futurs habitants avec la mise en place d’un éco-hameau constitué de maisons passives (qui ne consomment que l’énergie produite localement).

Bonjour,
Voici un message de Cécile.

Un constat alarmant :
L’impasse guette l’agriculture chimique conventionnelle qui repose sur la tendance à l’uniformisation des semences et l’utilisation de produits dérivés du pétrole (engrais, pesticides..) indexés sur son prix qui va continuer d’augmenter. Les coûts indirects (perte de biodiversité et des abeilles, contamination de l’eau, de l’air, effets sur la santé..) dus aux excès de ces choix rendent aberrants la poursuite du financement public de ce type d’agriculture. L’organisation de la spécialisation des productions par région a, elle aussi, engendré des dégâts coûteux. 1 milliard d’êtres humains ne mangent pas à leur faim dont 800 000 sont des paysans. Dans leur majorité, les paysans dans le monde sont endettés et mal rémunérés par rapport au travail fourni. Au final, environ 30% de la production agricole ne sera pas consommée: problème de transport, de distribution, de gâchis. Les sols sont épuisés, en particulier parce qu’ils manquent de matières vivantes faute de rotations régénérantes, et à cause de labours trop profonds. Les apports d’intrants chimiques n’empêchent pas la prolifération de plantes et d’insectes indésirables car ils perturbent les équilibres naturels; des résistances se sont même développées. 

Un espoir, des alternatives possibles:  
Dans ce documentaire, à partir de plusieurs exemples dans des situations et climats variés, différentes techniques de l’agroécologie sont explorées (agroforesterie, apport de compost, sol couvert, bonnes rotations, culture bio et bio-dynamie, plantes associées, polyculture/élevage..) . Elles démontrent leur efficacité pour nourrir les hommes si on sait observer chaque sol, garder les semences adaptées, issues de longues évolutions maîtrisées par les paysans eux-mêmes.                
Ceci ne sera efficace que si on change aussi les règles du jeu du commerce international et de la spéculation sur les ressources alimentaires et l’eau. Le mode d’attribution des subventions doit évoluer en les conditionnant à des pratiques culturales respectueuses de la Terre et des Hommes, et plus indépendante des multinationales agrochimiques semencières. Par nos choix de consommation, chacun de nous peut aussi participer à l’évolution positive.  
On peut et on doit se passer de l’illusion des OGM, mais on a besoin des recherches indépendantes pour poursuivre l’amélioration des techniques d’agronomie et leur diffusion.   
Cécile Alavoine-Berthaud

Nous vous recommandons vivement de participer à l’une ou l’autre des manifestations de ce festival organisé par le mouvement des villes en Transition Ile-de-France et plusieurs collectifs, associations et coopératives, autour des alternatives concrètes locales et de la permaculture pour anticiper et réfléchir à la manière d’affronter les crises environnementales mais aussi sociales et économiques qui se préparent.

L’idée de ce Festival est d’être un moment de réflexion et de rencontres, basé sur des échanges, des partages et des retours d’expériences à partir d’initiatives locales sur des thématiques aussi vastes que l’agriculture urbaine ou péri-urbaine, l’alimentation, le recyclage, l’énergie, les transports, les monnaies complémentaires, l’habitat collectif ou partagé, systèmes d’échanges locaux…

Plus d’informations sur http://festivaldesutopiesconcretes.org/

Le programme

Jeudi 27 Septembre à 18h30– Paris 2ème – Salle Jean Dame, 17 rue Léopold Belland :
Ouverture du Festival , soirée « Transition et extractivisme » en présence de délégations d’Amérique latine
Vendredi 28 Septembre à 18h– Paris 10e – Centre Jean Verdier, 11 rue de Lancry :
Projection du documentaire « Les semences prennent le maquis »
Samedi 29 Septembre de 10h à 18h – Paris 19ème – 55 Quai de Seine , péniche Antipode :
Village des Utopies Concrètes. A 19h, soirée festive à Ecobox – Paris 18e – 7 impasse de la Chapelle, avec repas sous forme d’auberge espagnole et à 20h30 : « la Folle, le Retour », de Mirta Caamaño et Alain Dordé
Dimanche 30 Septembre –de 9h30 à 18h – Paris 18ème – Ecobox, 7 impasse de la Chapelle :
Rencontre du mouvement de la transition. A 20h30, conférence – témoignage sur la transition
Lundi 1er Octobre à 19h – Montreuil – Espace Comme Vous Emoi, 5 rue de la Révolution :
soirée autour des monnaies complémentaires « Faites du fric »
Lundi 1er Octobre à 19h30 – Paris 10e – Point Ephémère, 190 Quai de Valmy
soirée Green Drinks « Comment accompagner les acteurs économiques vers la transition ? »
Mardi 2 Octobre – 19h30 – Montreuil – Théâtre de Verdure de la Girandole, rue Pierre de
Montreuil : rencontre / Débat sur l’agriculture [péri]urbaine
Mercredi 3 Octobre – 19h – Paris 15ème – Maison des Associations, 22 rue de la Saïda :
rencontre / Débat sur l’habitat participatif
Jeudi 4 Octobre – 19h – Paris 18e – au Shakirail, 72 rue Riquet :
rencontre / Débat autour de la récupération, du bricolage et de l’artisanat
Vendredi 5 Octobre – 20h – Nanterre – Agora, 20, rue de Stalingrad :
Electrolab, rencontre/débat autour du « Faites-le vous même ! »
Samedi 6 et dimanche 7 Octobre – Nanterre – Ferme du Bonheur, 220 avenue de la République – Automnales de la Permaculture et de la Transition

Publié par : Michel | 23 septembre 2011

Guide du compostage et du lombricompostage en milieu urbain

Le groupe local de Paris des Amis de la Terre vient de mettre en ligne un guide pour promouvoir une gestion alternative des déchets fermentescibles : épluchures de fruits et légumes, restes de repas (domicile, cantines, restaurants), déchets de supermarchés, déchets verts, bois d’élagage…

Le compostage est connu et pratiqué par plusieurs Rueillois et Rueilloises, grâce à leur initiative personnelle ou grâce à la promotion qu’en a fait la ville de Rueil-Malmaison.

Particulièrement orienté vers le compostage en site urbain, ce guide vous fournira les informations nécessaires au montage d’un projet de compostage collectif et à l’utilisation d’un lombricomposteur. Il vous fera part également de témoignages de personnes qui ont mis en place ces types de valorisation sur Paris, l’exemple type d’habitat dans lequel le compostage ne paraît pas évident!

Publié par : Michel | 9 septembre 2011

De l’or dans nos poubelles à Paris

Bonjour à toutes et tous,

L’association Débrouille Compagnie a le plaisir de vous inviter le 22 septembre dès 19h à un apéro-débat sur la participation populaire dans la gestion des déchets.

Vous pourrez visiter leur boutique et vous faire dédicacer l’ouvrage d’Olivier Bonjean « De l’Or dans nos poubelles », préfacé par Danielle Mitterrand, qui vient de sortir aux éditions Carbonnier-Quillateau.

Ci-joint l’invitation…

Cordialement,

Olivier Bonjean et l’équipe de la Débrouille Cie.

Boutique Débrouille Compagnie
95 rue de Ménilmontant

Paris 20ème

01 53 19 75 58
06 63 73 27 77

www.debrouille.com


L’enquête publique sur la révision du Plan Local d’Urbanisme de Rueil-Malmaison a pris fin. Plusieurs bonnes volontés ont bien voulu aller remplir au moins 14 cahiers de commentaires à la Mairie. Cela prouve que le sujet a suscité beaucoup d’intérêt dans la population locale.

La documentation mise en ligne par les services de la Mairie a apporté énormément d’informations appréciables mais d’autres très intéressantes informations étaient également mises à la disposition du public en Mairie : commentaires apportés par des institutions, collectivités ou services de référence, consultés avant le grand public. Nul doute que la mise en ligne de ces autres commentaires auraient permis au public d’élargir encore plus sa compréhension des enjeux et des conséquences de cette révision du PLU local.

Rueil-écologie a modestement dressé une liste de commentaires, parmi ceux qui lui semblaient les plus significatifs et a déposé cette liste dans les dernières heures de la consultation!  Rueil-écologie est heureuse de la partager ici avec vous.

Bonne lecture!

Publié par : martine | 6 juillet 2011

Référendum pour sortir du nucléaire

nous relayons une pétition pour réclamer un référemdum pour sortir du nucléaire initiée par l’association « Agir pour l’environnement »

http://www.referendum-nucleaire.fr

« Le Japon, après l’Ukraine et les Etats-Unis, subit au plus profond de sa chair la folie nucléaire. Pour ne pas avoir cru, su ou voulu penser l’impensable, notre humanité est une fois encore confrontée à une catastrophe nucléaire.

Malgré ce constat sans appel, les responsables politiques français affirment doctement que l’option nucléaire ne peut être soumise à débat public ni validation démocratique au travers d’un référendum.

Alors que la plupart des pays européens réinterrogent dans l’urgence la pertinence de leur stratégie nucléaire, la France reste droit dans ses bottes. Tout juste le chef de l’Etat consent-il à envisager, à long terme, un débat entre experts, au niveau européen…

Le peuple est une nouvelle fois écarté des grandes décisions qui le concernent. Nous n’acceptons plus la main mise de l’oligarchie éco-prédatrice. Nous n’acceptons plus une technologie nucléaire dangereuse et anti-démocratique.

Nous réclamons un référendum pour sortir du nucléaire – SIGNEZ LA PETITION :

http://www.referendum-nucleaire.fr

Voila d’autres raisons :

Dommage pour les Touaregs et leur santé en « intermitence » :

http://www.amazighworld.org/human_rights/index_show.php?id=1308

https://www.energiesosfutur.org/publications/international/conditions-dextraction-de-luranium-au-niger-impact-sur-le-developpement-et-conditions-de-travail/

 ———————————–

2024 :

Le cours de l’uranium flambe face aux difficultés des plus grands producteurs

A 50 dollars il y a encore douze mois, le cours d’une livre (environ 450 grammes) d’uranium se négocie actuellement plus du double, soit un niveau qui n’avait plus été observé depuis 2008 pour ce métal lourd, selon les données fournies par UxC. Cette flambée est en outre bien partie pour durer et s’intensifier, avertissent les experts. En cause : la récente annonce, par le plus gros producteur mondial, la société kazakhe Kazatomprom, de difficultés de production au cours des deux prochaines années.

Cette dernière a en effet signalé qu’elle risquait de ne pas atteindre ses objectifs de production en raison de « difficultés liées à la disponibilité de l’acide sulfurique ». Utilisé pour lixivier, soit faire passer lentement un liquide à travers une poudre pour en extraire les produits solubles, cet acide constitue un élément essentiel du processus d’extraction permettant de récupérer l’uranium du minerai brut. Le Kazakhstan produit à lui seul 43 % de l’offre mondiale d’uranium.

Kazatomprom est de loin le premier producteur de la planète, avec plus d’un cinquième de la production mondiale. Et son annonce intervient quelques mois après celles d’autres acteurs, comme le français Orano. L’industriel a mis à l’arrêt son usine en septembre, trois mois avant l’arrêt pour maintenance prévu, en raison d’un épuisement des produits chimiques nécessaires à la production. « Nous sortons d’une décennie d’offre insuffisante […] et ce déficit va se poursuivre car nous sommes au milieu du plus grand programme de construction de réacteurs depuis des décennies », analyse, fataliste, le gestionnaire de portefeuille chez Tribeca Guy Keller, interrogé par CNBC.

Essentiel à la production d’énergie nucléaire, ce métal lourd voit en effet sa demande exploser. Une soixantaine de réacteurs nucléaires sont en construction dans 17 pays et 110 autres sont en cours de planification. La plupart des projets en cours se situent en Asie, en particulier en Chine.

La Russie dans l’équation

L’atome jouit de fait d’un « momentum » très favorable. En témoigne l’accord adopté mercredi 13 décembre à Dubaï. Dans sa déclaration finale, la 28e Conférence des parties sur le climat (COP 28) a non seulement insisté sur la nécessité de s’écarter des énergies fossiles (pétrole, gaz, charbon), mais a également appelé à « accélérer » le développement du nucléaire, en tant que source d’électricité bas carbone.

Une inclusion inédite, qui a remis l’énergie nucléaire sur le devant de la scène et porté le cours de l’uranium à de nouveaux sommets. « Les principaux moteurs fondamentaux du marché haussier ont été la fermeture de mines en raison d’années de surproduction et de prix bas », estiment les analystes de Citibank qui misent sur un cours moyen autour de 110 dollars la livre en 2024.

D’autres perturbations d’approvisionnement sont néanmoins susceptibles de faire flamber encore davantage le cours du métal lourd. A commencer par de possibles mesures de rétorsion que Moscou pourrait dévoiler en réponse à la proposition de loi états-unienne visant à interdire les importations d’uranium enrichi. Adopté en décembre par la Chambre des représentants, cette proposition doit encore être approuvée par le Sénat. La Russie est le sixième plus grand producteur d’uranium et le plus grand enrichisseur, un processus qui facilite l’extraction de combustible nucléaire à partir du minerai. A l’indisponibilité de l’acide sulfurique s’ajoute donc des aléas géopolitiques, qui pourraient bien accentuer encore le déficit d’offre dans les années à venir.

Quentin Soubranne

Jean-Marc

Publié par : Michel | 20 Mai 2011

D’autres orchidées toujours à Rueil Malmaison

Déjà, en 2010, des Epipactis hélléborine agrémentaient les plate-bandes de rosiers de la rue du Mont Valérien (voir « Des orchidées à Rueil Malmaison »).

Cette année une superbe Himantoglossum hircinum (L.) , orchidée à longue labelle s’affiche seule au milieu d’une pelouse bien tondue, dans le bas de la rue Thiers! Belle attention du jardinier! Ouvrons l’œil, d’autres beautés sont certainement observables autour de nous!

Publié par : cecileab | 5 Mai 2011

Le Crédit Coopératif crée sa propre taxe Tobin

Nous reproduisons ci-dessous l’intégralité d’un article des Echos paru le 2 mai dernier consacré à cette nouvelle importante.

Inspirée de la taxe Tobin, cette contribution sur les transactions de change permettra au Crédit Coopératif d’allouer 100.000 euros par an à l’aide au développement.

Un bon exemple vaut tous les discours. C’est le parti pris par le Crédit Coopératif pour apporter sa pierre au financement de l’aide au développement. L’établissement bancaire va annoncer mercredi 4 mai la création d’une contribution volontaire sur les transactions de change (CVTC), dans le cadre du 4e Forum Convergences 2015 consacré à la lutte contre la pauvreté et au développement durable, qui se tient à Paris jusqu’au 5 mai.

Concrètement, le Crédit Coopératif met de côté, depuis le 1er mars, 0,01 % du montant total des opérations de change interbancaires qu’il traite. L’établissement bancaire estime pouvoir ainsi drainer 100.000 euros par an qu’il versera à des associations spécialistes de l’aide au développement.

La banque espère faire des émules

Inspirée du prix Nobel de l’économie James Tobin, qui proposait de mettre en place une taxe sur les transactions financières, la CVTC a vocation à garantir des financements stables pour lutter contre la pauvreté. Sans doute le produit que le Crédit Coopératif compte en obtenir fait figure de goutte d’eau dans l’océan des besoins des acteurs du développement.

Mais, pour le groupe bancaire, sa contribution a l’avantage d’exister. « Nous voulons montrer que de tels mécanismes innovants sont possibles », souligne Jean-Louis Bancel, président du groupe bancaire. Il ne cache pas son ambition que l’initiative fasse des émules au sein des autres banques. « Nous pourrions adopter une méthodologie commune et discuter ensemble avec les associations afin d’atteindre les objectifs du Millénaire pour le développement », poursuit-il.

Selon le rapport du groupe d’experts internationaux sur les financements innovants pour le développement, un prélèvement de 0,01 % sur l’ensemble des opérations de change des quatre principales devises (euro, dollar, livre, yen) permettrait de collecter 33,41 milliards de dollars par an.

NINON RENAUD

Pour aller plus loin : -Les députés européens pour une taxe « Tobin » (9 mars 2011)

« Newer Posts - Older Posts »

Catégories