A télécharger: Présentation de la conférence

Un nouveau livre pour vous aider dans le changement de nos modes de consommation : « MOINS et MIEUX… Guide de consommation responsable » aux éditions Penser la vie autrement.

Rédigé par un collectif d’auteurs membres d’Action Consommation, ce guide fourmille d’informations, de conseils pratiques et d’adresses pour aider à acheter en connaissance de cause. Fidèle à la vision soutenue par Action Consommation depuis dix ans, son originalité est d’inviter à limiter ses achats, les différer, y chercher des alternatives ou même y renoncer. Il donne également de nombreuses pistes pour agir, individuellement et collectivement, afin de préserver sa santé, défendre les droits et la dignité des êtres humains, protéger la vie sur Terre et se relier toujours davantage aux autres et à la nature.

Pour découvrir le sommaire du guide et lire quelques extraits, vous pouvez vous rendre sur le site des éditions Penser la vie autrement : http://penserlavieautrement.over-blog.com

 Pour le commander, vous pouvez éditer le bon de commande joint à ce message et le renvoyer complété aux éditions Penser la vie autrement.

À propos du livre : format : 12 x 19,4, 300 pages, Prix TTC : 12 €.

Manger local, sain et bio ne sera possible qu’en adoptant une autre politique dans l’aménagement de nos territoires.   

La campagne nationale « Ceintures Vivrières », initiée par Relocalisons, est désormais
lancée avec un appel à signer en ligne dès maintenant.

http://relocalisons.wordpress.com/2011/03/27/appel-a-la-creation-a-la-preservation-et-a-lextension-des-ceintures-vivrieres-autour-des-agglomerations/

Cette campagne s’étalera sur plusieurs mois et nous vous invitons chaleureusement à
le signer que ce soit en votre nom ou au nom de votre association ou organisation.

Nous vous invitons également à le diffuser très largement dans vos réseaux ou médias.

Cordialement,

L’équipe Relocalisons

http://relocalisons.org

Publié par : cecileab | 23 mars 2011

La famille Colibri

ou : « qq pistes pour une sobriété heureuse » :

Nous sommes nombreux à avoir vu le film de Coline Serreau « Solutions locales pour un désordre global ». Pour échanger sur les solutions que chacun met en place, ici à Rueil-Malmaison, nous vous proposons une nouvelle rubrique « Solutions Locales ». Pour la lancer, voici des exemples d’actions concrètes réalisables par une famille qui fait des choix responsables:

« La famille Colibri »

Un exemple pour montrer le pouvoir de chacun de dufumiernous, citoyen-consomm’acteur

Selon la stratégie du colibri de Pierre Rabhi : cet oiseau minuscule va chercher de l’eau dans son bec  pour éteindre l’incendie de la forêt. Les autres animaux ne font rien et le découragent de continuer ce geste dérisoire. Il répond : « Je sais, mais je fais ma part ».

Voir les multiples actions locales possibles (http://www.colibris-lemouvement.org/)

La famille Colibri réfléchit sur les conséquences de ses actes, de ses choix, de ses achats dans sa vie quotidienne. L’objectif est de favoriser tout ce qui améliore la prise en compte des valeurs sociales, de respect des Hommes et de la Terre, et de limiter les effets négatifs de ses consommations (pollution des sols, de l’eau et de l’air, épuisement des ressources naturelles, faillite des paysans…). Elle ne court pas après les heures supplémentaires, et si c’est possible elle apprécie le travail à temps partiel à certains moments de sa vie, ce qui lui laisse plus de temps pour sa vie personnelle, familiale, et pour s’impliquer dans la vie associative pour défendre ses valeurs ( = forces de vie ).

La famille Colibri fait ses courses en priorité en direct chez le producteur, en magasin Bio, ou au marché, de préférence en vrac et chez ceux qui s’engagent à rechercher les meilleurs produits, avec une marge raisonnable tout en respectant les fournisseurs, les producteurs et les employés. Exemple : www.nouveauxrobinson.fr , www.biocoop.fr , www.titibio.fr … Comme elle s’informe auprès des mouvements militants comme Nature et Progrès, Les Amis de la Confédération Paysanne, Les Amis de la Terre, etc..…elle sait que les prix des aliments en bio ne peuvent pas être comparés avec les prix des denrées qui sont aspergées de subventions européennes et de pesticides issus du pétrole. C’est le mode de production à 80% qui a le plus d’impact explique Marc Dufumier (20% transport). En améliorant la qualité de l’alimentation, la santé est meilleure, on cuisine, on utilise très peu de sucre raffiné (préférer le sucre de canne complet ou autre voir article maladie du foie gras). On diminue la viande au profit des légumineuses accompagnées de céréales et légumes. Voir article :

LES LEGUMINEUSES

La famille fait le maximum pour remplir son objectif de tendre vers le « zéro déchet » .

La famille se fournit aussi auprès des paysans, par l’intermédiaire de groupement d’achats (ex. le GIE Biodiverscités..), de coopératives, d’AMAP…Elle prend contact avec des collectifs d’associations qui mettent en place ces achats, des échanges de savoirs..(ex. CEAN, la Chouette Valérienne..)  Mais comme elle voit qu’il n’y a pas assez de produits Agricoles Biologiques cultivés en France, elle soutient l’installation de paysans s’engageant dans une agriculture familiale, durable et biologique, en prenant des parts dans la Foncière Terre de Liens. Elle est ainsi satisfaite de mettre de la cohérence entre ses opinions et ses actions concrètes. (www.terredeliens.org)

Si la famille peut disposer d’un bout de terre (son propre jardin ou un jardin partagé communal ou associatif ), elle pourra ainsi avoir sa parcelle d’autonomie alimentaire, et expérimenter une nouvelle forme de résistance, celle qui consiste à choisir ses semences chez ceux qui favorisent la biodiversité (ex :Réseau Semence Paysannes, Biaugerme …), son matériel (ex : Jardineries Botanic, où l’on ne trouve  que des phytosanitaires autorisés en agriculture biologique pour les légumes et fleurs) et ainsi se démarquer de la dépendance aux grands groupes agro-chimiques ….Elle observe les insectes, les abeilles et les oiseaux dans ce jardin, signes d’une belle biodiversité et apprécie la convivialité autour d’un jardin, le partage, et les échanges de conseils et de surplus de récoltes. Dans ce jardin, on trouve aussi un récupérateur d’eau de pluie et un endroit réservé au compostage des déchets organiques de la cuisine et du jardin.

Pour s’habiller, la famille a le choix : elle apprécie de trouver des vêtements d’occasion dans les vide-greniers ou chez Emmaus, ou à la Ressourcerie le Cercle.

https://www.lecercle-ressourcerie.com/

Pour des vêtements neufs, de plus en plus de fabricants, ou distributeurs, proposent des vêtements en coton bio, en laine, en soie, en chanvre. Ils sont souvent issus du réseau de l’Economie Sociale et Solidaire (ESS). La filière de ces textiles est porteuse des valeurs de l’ESS dans le respect de l’environnement, de la santé et de la dignité des employés pour ce qui concerne les modes de production de matières premières, la création, la fabrication et la vente des vêtements. Pour démarrer leur activité, ces fabricants ont souvent bénéficié du soutien professionnel et financier du réseau de l’ESS (ex : les pulls de la SCOP Ardelaine, entreprise pionnière dans la démarche ESS )

Quand la famille envisage la décoration et l’aménagement de son habitation, elle se renseigne sur les matériaux sains et non polluants qui existent sur le marché (ex : Les Matériaux Verts, les Nouveaux Robinson…). Elle consulte les revues spécialisées (La Maison Ecologique…), elle apprend les nouvelles techniques ou elle fait appel aux artisans compétents, d’une Coopérative d’Activités et d’Emplois, Alter batir par exemple !

Le tri sélectif est devenu un automatisme. Il lui arrive aussi d’acheter du matériel d’occasion, révisé par une entreprise d’insertion (ex : le réseau ENVIE, Emmaüs, les ressourceries ou TAE avec ATD Quart-Monde)

La famille a choisi de quitter EdF et c’est la SCIC (Société Coopérative d’Intérêt Collectif)  Enercoop   www.enercoop.fr,  qui lui fournit son électricité garantie d’origine 100% énergie renouvelable (encore l’ESS !!). Ainsi elle participe à l’investissement dans de nouveaux moyens de production d’électricité et à une réappropriation citoyenne des moyens de production de l’énergie. C’est un des axes possibles d’action concrète pour organiser la transition vers une société moins dépendante des énergies fossiles et du nucléaire ! (voir les initiatives de transition : http://www.transitionfrance.fr).Il y a aussi des fournisseurs de gaz comme Ilek. Nous essayons de consommer le moins possible en énergie aussi.

Si l’orientation du toit de sa maison  est favorable, elle fait installer des capteurs solaires thermiques qui lui assurent la majorité de son eau chaude sanitaire, qui sera complétée par une chaudière gaz à condensation, par exemple! Bien sûr, elle préfère les douches, et répare rapidement les fuites d’eau, mais elle sait que c’est l’agriculture intensive (très subventionnée…) qui consomme 70 % de l’eau ! L’hiver, elle apprécie la chaleur diffusée par son insert à foyer fermé ou son poêle à bois.

Pour se déplacer, dès que c’est possible, elle privilégie les transports en commun, le co-voiturage, le vélo…et la marche à pied ! Elle se renseigne aussi sur les réseaux de covoiturage. https://www.mobicoop.fr/

Pour les vacances, la famille cherche dans le réseau Accueil Paysan (www.accueil-paysan.com) un lieu sympa : camping, gîte, chambre d’hôte… Elle est sûre d’être accueillie par des paysans qui recherchent les échanges authentiques entre ruraux et citadins et qui utilisent des méthodes de culture  respectueuses de l’environnement.

Elle est proche du « Réseau des Alternatives Forestières » qui lui donne des informations sur leur gestion durable des forêts. (car elle ne supporte pas les « coupes rases »). http://alternativesforestieres.org

Les parents ont leur compte bancaire au Crédit Coopératif (www.banque-solidarites.coop ).Pour continuer de se renseigner sur l’affectation utile de son épargne, sur les offres de finances solidaires, la famille consulte le site www.finansol.org

C’est là qu’elle a découvert  les C.I.G.A.L.E.S. : ce sont des Clubs d’Investissement de quelques personnes qui mettent en commun une petite épargne pour aider à la création et au développement de petites entreprises locales, en privilégiant les projets respectueux de l’être humain et de son environnement (commerce équitable Nord/Nord et Nord/Sud, Agriculture Biologique, insertion sociale, promotion de la culture, protection de l’environnement, construction saine  …). Avec quelques amis, la famille Colibri s’est lancée dans l’aventure, ainsi elle est associée à la vie d’une entreprise solidaire !

La famille Colibri peut être sobre et heureuse, en participant à l’aventure humaine pour une société belle rayonnante et aimante. Heureuse, malgré la forte inquiétude à propos des violences, pollutions, de l’évolution du climat….

Cette liste ne demande qu’à être complétée !

Publié par : Vincent Poizat | 24 février 2011

Contrats de performance énergétique

Dans un article paru sur le site internet Cleantech l’avocat Xavier Matharan, auteur de plusieurs d’ouvrages sur l’environnement et les contrats publics, revient sur les nouveaux montages financiers mêlant collectivités publiques et acteurs privés pour la réalisation de travaux de performance énergétique. Des contrats qui rentrent dans le champ des partenariats public-privé (PPP).

Extrait:

On parle également beaucoup des contrats de performance énergétique…

Ce sont des montages dans lesquels l’industriel est censé se rémunérer sur les gains énergétiques. Il rénove un immeuble, la facture baisse et les gains sont pour lui. Sauf qu’en pratique, les contrats de performance énergétique ne marchent pas pour l’instant. Les travaux sont forcément plus coûteux que le gain. C’est pour cela qu’un certain nombre de collectivités publiques se sont lancées dans cette formule mais ne sont pas allées jusqu’au bout. L’Alsace a essayé, mais le résultat n’a pas été très bon. L’Aquitaine a refusé de se lancer.

Ce type de partenariat public-privé semble également lourd à gérer pour de petites collectivités locales…

Ce sont effectivement des projets complexes. La période entre la signature et la réalisation est très longue et les coûts d’administration sont délirants. Une délégation de service public coûte entre 30 et 40 000 euros là où un partenariat public-privé (PPP) coûte 10 fois plus. Les banquiers qui travaillent sur la bancabilité des projets sont beaucoup plus chers que les bureaux d’études classiques. Ce type de montage ne semble donc pas adapté pour les petits et moyens projets.


Le CAS est une institution d’expertise et d’aide à la décision placée auprès du Premier ministre. Il a émis en janvier 2011, une note de synthèse dont voici le résumé:

“On s’accorde aujourd’hui largement sur le caractère non durable de notre modèle de consommation, excessif dans ses prélèvements comme dans ses rejets, destructeur du climat et de la biodiversité.
Face à ce constat, les États ont jusqu’ici cherché à “verdir l’économie” en favorisant une production plus respectueuse des normes sociales et de l’environnement.
Cette approche se révèle insuffisante : le progrès technologique, pour nécessaire qu’il soit, ne fera pas contrepoids à l’augmentation de la population et à l’évolution de nos modes de vie. Nous devons également modifier nos comportements pour tendre vers une véritable “consommation durable”.
Celle-ci nous semble devoir être définie non seulement en référence au développement durable mais surtout comme un changement profond des habitudes nées de l’essor des sociétés modernes de consommation. Les besoins des citoyens seront satisfaits par des biens et services plus économes en ressources, moins polluants et contribuant au progrès social, mais aussi par des échanges dématérialisés (location, partage, troc). Ce modèle induira une évolution de la culture et des modes de vie, où la jouissance matérielle reculera au profit d’autres pans de l’art de vivre (liens familiaux, culture, art, sport). Cette évolution suppose la vision politique d’une société dans laquelle la consommation matérielle ne serait plus le facteur déterminant du bien-être et de la qualité de vie, autrement dit la sortie d’une société centrée sur la consommation.

Elle entraînera une modification progressive des circuits économiques qui devra rester compatible avec les fondamentaux de la croissance et avec la compétitivité de nos entreprises.

Les propositions de la présente note visent à mettre en place les bases d’une politique nationale de consommation durable qui devra être déclinée sectoriellement.

1- Instituer des mesures d’éducation à la consommation durable dès le plus jeune âge et sensibiliser le consommateur à travers des groupes cibles et à des moments clefs de la vie.

2- Encourager les initiatives pionnières locales dans une logique “ascendante” : circuits courts, écoquartiers…

3- Soutenir l’innovation, aussi bien technologique qu’organisationnelle, au service de la consommation durable, notamment en associant des exigences de développement durable au label “Made in France”, et en encourageant l’écoconception.

4- Mettre en place les outils économiques et les “signaux-prix” nécessaires à cette transition : contribution climat-énergie, tarifs progressifs de l’eau et de l’électricité, financement des éco-labels par les entreprises non labellisées.

5- Renforcer l’adoption par l’État et les collectivités territoriales de politiques de consommation et de commande publique durables.

6- Assurer un suivi pérenne de la politique nationale de consommation durable en mandatant une instance dédiée.

Il est intéressant de noter l’évolution de la réflexion de notre gouvernement quant à l’efficacité des orientations économiques qu’il a promues jusqu’à présent. Cette réflexion intègre désormais les notions d’effet rebond, d’externalisation, de progressivité des tarifs, des méfaits du greenwashing, de la nécessité de lutter contre l’effet marqueur de la consommation (méfaits de la publicité), l’intérêt d’autres formes de consommation comme location, partage, des circuits courts (les AMAP sont citées!). Toutes ces propositions avaient préalablement été définies par différents mouvements alternatifs, présentées de longue date au public souvent incrédule, défendues avec vigueur sur de longues périodes, face à des dirigeants imperturbables. Nous pouvons nous réjouir aujourd’hui de ce que nos dirigeants ont écouté la somme de leurs propositions et en ont retenu quelques unes qu’ils nous présentent ici. Nous pouvons maintenant rappeler aux élus et aux dirigeants d’entreprises que nous rencontrons au quotidien, ces propositions du CAS et leur demander comment ils comptent les traduire dans leur politique et les orientations de leurs structures.

Par contre, il est toujours navrant de voir que le CAS reste encore handicapé par un vocabulaire passéiste. Il s’inquiète toujours du maintien des fondamentaux de la croissance et de la compétitivité de nos entreprises. Le dogme de la croissance [du PIB, évidemment!] a la vie dure même si notre gouvernement recherche la mise en place au niveau international d’autres indicateurs.

Le CAS se contredit en se gardant tout d’abord de promouvoir une “société de la décroissance » et deux phrases plus loin en affirmant “nous devons dès aujourd’hui réduire les pressions engendrées par nos modes de consommation sur les écosystèmes, diminuer nos émissions de gaz à effet de serre, notre consommation d’hydrocarbures et de ressources naturelles« .

Bonne lecture!

Publié par : Vincent Poizat | 16 février 2011

Diffusion de ‘Notre Poison quotidien’ sur Arte le 15 mars

Le dernier film de Marie Monique Robin, ‘Notre Poison Quotidien‘ sera diffusé sur Arte le 15 mars prochain à 20H40.

Extraits de son communiqué de presse:

Y-a-t il un lien entre l’exposition à ces produits chimiques et « l’épidémie de maladies chroniques évitables » que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a constatée surtout dans les pays dits « développés » ( les termes que j’ai mis entre guillemets sont ceux utilisés par l’OMS)?

Consciente que le champ d’investigation était très vaste, j’ai décidé de ne m’intéresser qu’aux seuls produits chimiques qui entrent en contact avec notre chaîne alimentaire du champ du paysan (pesticides) à l’assiette du consommateur (additifs et plastiques alimentaires).

Avant d’entreprendre mon nouveau tour du monde, j’ai réalisé un long travail de recherche préparatoire qui a consisté à lire de nombreux livres (une centaine, essentiellement anglophones), rapports, études scientifiques et j’ai rencontré des experts (toxicologues, biologistes, représentants des agences de réglementation) , soit directement lors de rendez-vous personnels ou lors de colloques spécialisés. J’ai aussi consulté les archives d’organisations internationales comme l’OMS ou le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) qui dépend de la première.

 

Publié par : Michel | 13 février 2011

Les Sentiers de l’Utopie

Message retransmis de John Jordan et Isabelle Fremeaux. Leur livre -film est disponible en français en librairie.
Comme Volem rien foutre al païs de Pierre Carle, Christophe Coello et Stéphane Goxe, John et Isabelle témoignent des expériences à plus ou moins long terme, plus ou moins légales pour sortir notre société de sa dérive suicidaire.


Chers amis rebelles et compagnons utopistes, Nous sommes très heureux de vous inviter au lancement de notre livre-film, Les Sentiers de l’Utopie (La Découverte/Zones), qui se tiendra à Paris du 11 au 15 février. Quand les tempêtes de la crise financière ont commencé à souffler en 2007, nous nous sommes lancés sur les routes européennes pour faire l’expérience de vies post-capitalistes. D’un Camp Climat installé illégalement aux abords de l’aéroport d’Heathrow, jusqu’à un hameau squatté par des punks Cévenols, en passant par une communauté anglaise à très faible impact écologique, des usines occupées en Serbie, un collectif pratiquant l’amour libre dans une ancienne base de la Stasi ou une ferme ayant aboli la propriété privée, nous avons partagé différentes manières d’aimer et de manger, de produire et d’échanger, de décider des choses ensemble et de se rebeller. Nous n’étions pas à la recherche d’un pays de nulle part, d’un modèle universel ou d’un avenir parfait, mais voulions rencontrer des communautés qui osent vivre différemment, malgré cette catastrophe qu’est le capitalisme. De cette expérience a émergé notre livre-film :  des réflexions de voyage accompagné d’un DVD. Le texte est un récit qui raconte et analyse la vie de chaque communauté, ses pratiques et son histoire. Le film un docu-fiction tourné pendant le voyage, se présentant comme un road-movie poétique situé dans un avenir imaginaire, post-crash. Regardez la bande-annonce ici. http://vimeo.com/15418793

Le lancement de ce livre-film s’articulera autour de projections et discussions dans trois lieux parisiens qui nous semblent refléter l’esprit de notre projet :

Samedi 12 février – 16h Le 56, un espace culturel et écologique géré par les habitants du quartier, un projet de l’atelier d’architecture autogérée. 56, Rue St. Blaise, 20ème http://56stblaise.wordpress.com/ et www.urbantactics.org

Lundi 14 Février – 19h (également la soirée où seront invités les journalistes) La Générale, un laboratoire squatté de création artistique. 14 avenue Parmentier, 11ème. http://www.lagenerale.org/

Mardi 15 février – 19h Green Rush, une série de partage de projets rassemblant artistes, agriculteurs, citadins, interventionnistes, tenants, provocateurs, amateurs/détracteurs de vert, pro ou anti écolo. Entrée « BYOD » (apportez votre propre bouteille). Le CHAPON ROUGE – 60 Rue Chapon, 3ème http://www.greenrush.fr/html/greenrush4.html

Si vous n’êtes pas disponible pour nous rejoindre à l’une de ces dates, vous pourrez notre retrouver sur France Culture, dans l’émission de Joseph Confavreux, Le Champ des Possibles, vendredi 11 février à 18h. http://www.franceculture.com/emission-le-champ-des-possibles.html

Le livre-film sera publié en anglais l’an prochain.

Merci de faire passer cette invitation à celles et ceux qui seraient intéressé(e)s.

John Jordan est un artiste activiste. Il a co-fondé les groupes d’action directe non violente Reclaim the Streets et l’Armée des Clowns.

Isabelle Fremeaux est Maître de Conférences en Media et Cultural Studies à Birkbeck College-University of London. Ensemble ils ont co-fondé le collectif The Laboratory of Insurrectionary Imagination: http://labofii.net/

Publié par : Vincent Poizat | 4 janvier 2011

Suresnes développe les jardins familiaux

Nous apprenons sur le site Terre direct que Suresnes a entrepris une politique de développement des jardins familiaux dans la ville. On peut tirer plusieurs conclusions de cette expérience en cours.

Les Jardins familiaux peuvent participer d’une opération de rénovation d’habitats collectifs et peuvent être créés à l’initiative de l’office HLM qui les gère. En l’occurrence il s’agit de l’Office Départementale des HLM des Hauts de Seine. Donc l’expérience est transposable et il serait intéressant de savoir si cet office de gestion de HLM a d’autres projets de la sorte dans le département.

La ville doit à certains moments investir dans le projet pour le mener à bien. C’est ce qu’a fait la ville de Suresnes pour viabiliser les friches SNCF qu’elle souhaitait convertir.

Mais le jeu en vaux la chandelle car la population est demandeuse de ce genre de projet. A Suresnes (comme à Rueil Malmaison) il a fallu procéder au tirage au sort pour attribuer les lots tellement la demande était forte.

Et les jardins familiaux procurent du lien social.

Ces jardins sont l’occasion de recréer de la convivialité, des relations de confiance et d’échange entre les habitants »

Le succès de ces jardins familiaux amène donc la ville de Suresnes à chercher des terrains pour en implanter d’autres.

Espérons que le programme de jardins familiaux récemment lancé à Rueil rencontre le même un succès et crée une dynamique identique.

Publié par : Vincent Poizat | 3 janvier 2011

L’Italie interdit les sacs plastiques non bio-dégradables

Tout n’est pas pas totalement désespéré (et désespérant !!) au royaume de ‘Sua Emittenza’ Berlusconi.

Nous apprenons en effet aujourd’hui sur le site Tree Hugger que l’interdiction des sacs plastiques non biodégradables va entrer en vigueur en Italie au 1er janvier 2011.

Il s’agit d’une décision purement politique car les performances des produits alternatifs bio-dégradables  ne sont pas encore totalement satisfaisantes. Il y a fort à parier que les industriels trouveront rapidement des solutions … ou que les ménagères transalpines trouveront une alternative avec des sacs multi-usages.

Cette décision est la preuve également que des actions en faveur de l’environnement peuvent être entreprises au niveau national sans attendre l’injonction ou l’accord de Bruxelles.

Pour ces 2 raisons le Politique montre qu’il peut garder la main et montrer aux industriels et aux citoyens la voie vers une société plus durable.

Nous aimerions qu’une telle décision fasse jurisprudence et qu’elle inspire d’autres états de l’Union Européenne, au 1er rang desquels on aimerait voir figurer la France….

BONNE ANNEE A TOUS.

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