Publié par : Michel | 26 mars 2010

Réseau Compost Citoyen

L’objectif de Réseau Compost Citoyen est la promotion du compost citoyen sous toutes ses formes (lombricompostage, compostage individuel, compostage collectif ou de quartier, en milieu rural ou urbain) afin que chaque individu puisse trier à la source ses déchets fermentescibles et les traiter par un procédé tout à fait naturel et écologique : le compost. Aux travers des différents projets recensés, ce réseau souhaite partager des expériences en exploitation en France.

Ce réseau national permet :
- à chacun, dans chaque région de France de bénéficier d’un soutien des membres du réseau.
- de faire reconnaître le compostage collectif comme une solution crédible et écologique pour la réduction des déchets.
- de pérenniser les projets en fédérant nos moyens, en échangeant sur les pratiques et en partageant nos retours d’expériences.

Leur site: http://reseaucompost.org/?lang=fr.

Publié par : Vincent Poizat | 25 mars 2010

Abandon de la taxe carbone par le gouvernement

Pour en savoir plus sur les raisons politiques et économiques de l’abandon de la taxe on peut lire l’interview d’Arnaud Gossement parue sur Développement Durable.com.

Mais au delà des raisons conjoncturelles et politiques, sur le fond, la taxe carbone a été victime de la méthode Sarkozy en matière de réforme fiscale. Ce dernier procède par pulsion sans qu’on ait l’impression d’une politique cohérente et d’ensemble en la matière. Le président a certainement eu raison de supprimer la taxe professionnelle dont tous le monde s’accordait à décrier les effets pervers.

Mais il n’y a pas que la taxe professionnelle à réformer. La lourde fiscalité sur le travail qui pénalise les embauches  devra aussi être revue de fond en comble si l’on veut sérieusement combattre le chômage de masse en France.
Une taxe carbone aurait pu s’inscrire dans une refonte majeure de notre fiscalité et non pas apparaître comme encore un impôt supplémentaire ce qui évidemment ne fait plaisir à personne.

Malgré cela le concept de taxe sur les activités grosses consommatrices d’énergie et émettrice de gaz à effet de serre n’est pas fondamentalement remise en cause. Les Suédois, pionnier en la matière, ont milité ardemment pour la mise en place d’une telle taxe au niveau européen lorsqu’ils étaient à la tête de l’Union Européenne en 2009.

Il ne faut pourtant pas attendre que l’Europe se décide en la matière si l’on veut transformer nos comportements et migrer vers une économie durable.  Il convient donc de relancer dès maintenant la réflexion pour mettre en place un tel outil fiscal en France.

Publié par : Michel | 24 mars 2010

Démocratie et vertitude

Ça y-est! L’union des mouvements de gauche a largement remporté les élections régionales. Vote sanction de la part d’une partie des abstentionnistes qui ne se sont sentis représentés par aucune des listes présentes au premier ou au second tour. Vote sanction de l’UMP par les votants.

Doublement sanctionné, le gouvernement rejette la responsabilité de cet échec électoral sur la mauvaise habitude des électeurs à répondre à côté de la question. Les électeurs n’auraient pas compris que la mauvaise situation actuelle n’est pas due aux méfaits de l’ultra-capitalisme prôné par notre gouvernement national mais à la crise mondiale. L’aveuglement actuel de nos dirigeants nationaux est si grand qu’ils ne voient pas que l’ultra-capitalisme a conduit à la crise mondiale.

En conséquence, notre gouvernement ne va pas modifier sa stratégie et va continuer la mise en place du programme de réformes pour lequel il a été élu.

Ceci en vertu du principe selon lequel un mandat est donné par les électeurs, à un élu, pour une durée fixée. L’élu est ensuite libre d’écouter ou non les messages que lui envoie l’électorat.

Les vainqueurs de ces élections vont également faire preuve du même aveuglement face à la désapprobation d’une grosse partie des électeurs qui n’ont pas voulu reconduire les sortants ou qui n’ont tout simplement pas voulu voter.

Nos élus régionaux vont donc également pouvoir user et abuser du mandat qu’ils viennent de recevoir jusqu’au terme de celui-ci.

Est-ce la meilleure manifestation de l’idéal démocratique? J’en doute.

D’autant plus que les règles qui président à l’élimination des perdants et à l’attribution des sièges dans les conseils régionaux sont loin de favoriser la représentation des électeurs. Les partis minoritaires n’ont aucune représentation même si un électeur sur dix a voté pour eux au premier tour. La prime au vainqueur est manifeste!

Notre démocratie est bien malade et l’aveuglement de nos dirigeants, à quelque niveau et de quelque obédience qu’ils soient, ne présage pas d’une amélioration à terme.

Certains petits partis écologistes ont été évincés par la mécanique électorale et représentent donc un gisement d’électeurs qu’il s’agit de motiver.

Par ailleurs, le débat entre ces différentes tendances vertes n’a pas été très nourri durant a préparation des élections régionales.

D’aucun reprend à son compte une idée défendue par d’autres depuis fort longtemps : la réunion des écologistes au premier tour des prochaines élections, dans un souci de meilleure efficacité électorale.

Ce gain d’efficacité électorale doit obligatoirement s’accompagner d’un vrai débat démocratique. Au vu de la fin de non-recevoir avancée par nombre de dirigeants de partis écologistes à la précédente proposition de primaire écologiste (dont celui qui lance aujourd’hui cet appel à réunion) il reste du chemin à parcourir pour développer la démocratie parmi les écologistes et, à plus grande échelle, en France.



Publié par : Michel | 18 mars 2010

Grand au figuré mais pas souvent recommandable

Bien souvent, nos discours sont parsemés de « grand » sous toutes ses formes, employé au sens figuré. Par exemple un grand homme, une grande marque…

Pour le premier exemple, Napoléon est notre plus recommandable grand personnage pour l’œuvre considérable que représente le Code Civil. Hormis cela, il est difficile de reconnaitre des qualités à l’envahissement de l’Europe ou à la restauration de l’esclavage et les centaines de milliers de morts qui en découlèrent.

D’autres grands hommes le furent ou le sont encore beaucoup moins que lui et ne conservent qu’une grande ambition et ne peuvent se vanter, au mieux, que d’une grande inefficacité ou, au pire, de grands désastres.

Une grande marque est souvent grande par son pouvoir de nuisance : agression publicitaire, mise en concurrence des salariés, aveuglement sur les conséquences écologiques de leurs modes de production et de distribution.

Notre utilisation de ce qualificatif dénote de la persistance de critères d’évaluation sociale d’un autre temps dont l’analyse détaillée dépasse le cadre limité de ce billet : suprématie d’un ordre moral religieux traditionaliste, d’une « hagiographie » de héros dominateurs, réels ou fictifs, le succès d’une violence excuse souvent in fine cette dernière car bien souvent « la fin justifie les moyens« .

Chacun peut faire cette analyse et valider ou infirmer, au cas par cas, l’usage de cet adjectif. Ne nous laissons pas prendre au piège par ce petit mot révélateur de l’intimité de nos valeurs sociales.

La pétition est accessible ici.

Publié par : martine | 12 mars 2010

L’abattage des arbres du bois de Saint-Cucufa (92)

Le bois de Saint-Cucufa souffre à nouveau de l’interventionnisme humain :

Les chemins sont de plus en plus larges, à cause du passage des VTT qui abîment les sols.

La rue qui la traverse, maintenue ouverte avec l’accord des municipalités qui l’entourent alors que sa fermeture s’imposait !

Maintenant, l’ONF et ces mêmes municipalités ont décidé d’abattre les grands arbres et d’éclaircir certaines parcelles, sans aucune écoute des associations qui étaient conviées aux réunions.

Pour plus d’information : http://www.inforet.org/article.php3?id_article=105

article écrit en 2010

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nous vous invitons à lire nos articles plus récents : « Agir ensemble pour la foret » et « foret en danger« 

Publié par : Vincent Poizat | 12 mars 2010

Nanotechnologies: vous connaissez?

Novethic nous apprend que le débat public sur les nano-technologies prévu par le Grenelle de l’environnement ne s’est finalement pas déroulé comme prévu (cf l’article).

On peut le regretter car c’est probablement un sujet sur lequel le niveau d’information de nos concitoyens est très faible. Nous tâcherons ici d’informer plus largement sur ces produits.

Publié par : Vincent Poizat | 11 mars 2010

L’eau serait-elle ‘naturellement’ non potable?

La médiathèque de Rueil Malmaison a organisé en février une exposition sur l’eau et ses métiers, en collaboration avec Eau & Force (groupe Suez Environnement), l’entreprise qui assure la gestion des eaux pour le compte du département.

Le discours tenu dans les brochures mises à la disposition du public est pour le moins sujet à caution. L’une d’entre elle pose la question d’apparence anodine: Pourquoi faut-il « potabiliser l’eau »? Excellente question. La réponse est très étonnante, je cite: dans la nature l’eau n’est pas toujours bonne à boire… Nous voila prévenus.

Plus loin: « les eaux de surface (fleuves, rivières..) sont toutes traitées avec rigueur dans les usines de traitement. Dans ces eaux superficielles se développe une vie intense sous l’effet de l’air, de la lumière et de la chaleur… » On en déduit donc que, naturellement, les eaux de surface sont polluées parce que vivantes !!!

A aucun moment dans le document d’Eau & Force n’est abordé la pollution d’origine humaine (agriculture intensive, dégazage de navires en mer..) ; pollution contre laquelle il est en effet nécessaire de mettre en place de coûteuses usines de traitement des eaux gérées entre autres par … Eau & Force.

Un article publié par le site Partage des Eaux consacré à la ville de Münich (Allemagne) est là pour nous prouver que:

1. La nature produit une eau naturellement potable et que la pollution des eaux superficielles a pour cause principale l’activité humaine.

2. La nature peut nous aider à réparer les dommages: « l’idée – avant-gardiste pour l’époque – étant de créer un filtre naturel épurateur des eaux, lequel est « propriété de la ville » sur 1 600 hectares. »

3. La nature seule ne peut pas tout faire: devant la remontée du taux de polluant dans les eaux la villede Münich  a alors encouragé de façon très volontariste les agriculteurs de la région à passer à l’agriculture biologique.

4. Combattre la pollution à sa source est moins coûteux que traiter l’eau une fois polluée: « le coût du programme de soutien à l’agriculture biologique – 0,83 million d’euros par an, soit 0,01 euro par mètre cube d’eau distribué – n’est pas excessif, dans la mesure où la ville évite ainsi de coûteux traitements. À titre de comparaison, le seul coût de la nitrification est estimé en France à 0,3 euro par mètre cube. »

Moyennant quoi les Münichois dispose d’une eau du robinet pure et NON TRAITEE.

On peut noter que cet article a été publié dans une version expurgée sur le site du Ministère de l’Ecologie et du Développement durable (MEEDAT)!!!

On comprend pourquoi la société Eau & Force ne peut tenir un tel discours car cela reviendrait à remettre en cause leur raison d’être. Mais que la ville de Rueil Malmaison tolère la diffusion d’une aussi grossière campagne de désinformation est beaucoup plus discutable.

A télécharger: Eau Potable ? par Eau et Force

Pour en savoir plus: Münich sur Ma Cantine Bio

Publié par : Vincent Poizat | 7 mars 2010

Qu’attend-on pour développer le biogaz?

Sur Planète-info nous apprenons, grâce à l’étude d’une université suédoise, que le biogaz présente des caractéristiques environnementales très intéressantes et qu’il pourrait constituer une source d’énergie alternative à l’essence pour les véhicules individuels.

Nous avons déjà abordé ce sujet sur Ma Cantine Bio en montrant comment l’usine de méthanisation de Lille permet de fournir du carburant pour les bus de la ville.

Publié par : Vincent Poizat | 7 mars 2010

Pesticides: fin de l’omerta

Un article trouvé sur le site La Vie.fr nous informe qu’un agriculteur vient de faire reconnaître ses graves troubles de santé – il a été plusieurs fois dans le coma – comme « maladie professionnelle » par le tribunal des affaires sociales de Charente, puis par la cour d’appel de Bordeaux, dans un jugement rendu le 29 janvier 2010. Il avait en effet inhalé un pesticide Monsanto en 2004.

Pour François Lafforgue, son avocat, dont le cabinet est spécialisé dans les affaires d’environnement et de santé publique : « C’est la première fois en France qu’une cour d’appel établit un lien direct entre un produit phytosanitaire bien déterminé et des troubles de la santé. Cela peut faire jurisprudence ».

On voit bien ici que ce sont les agriculteurs les premières victimes de l’usage des produits phytosanitaires. Donc en militant pour l’introduction massive de produits bio on encourage les agriculteurs à se sortir du processus infernal qui les oblige aujourd’hui à utiliser les pesticides et autres intrants chimiques.

Pour en savoir plus sur l’usage des pesticides par les agriculteurs, vous pouvez lire le témoignage d’un agriculteur sur le site Ma Cantine Bio.

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